Art-Maniac le blog de BMC & La Muse

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Publié le par BMC
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Mon dernier article, vous l’aurez compris, avait été écrit en réaction à un changement brutal dans l’organisation de mon blog: le passage à Overblog Kiwi. Je suis comme tout le monde, je n’aime pas que l’on vienne chambouler mes petites habitudes.
Fort heureusement pour moi Overblog a eu la gentillesse de me contacter pour m’apporter son aide. J’ai pu à la suite de cela remettre certaines choses en forme, d’autre part je suis rassuré pour l’avenir. De nombreux changements sont prévus qui ne peuvent qu’améliorer la situation. (par exemple des nouveaux modules texte libre, possibilité d’en changer l’ordre, etc.)
C’est sur cette note optimiste et avec le retour des beaux jours que j’invite tout ceux qui auraient quelques difficultés avec Overblog Kiwi à faire preuve de patience.

A mes chers et fidèles internautes, je  demande de faire également preuve de persévérance le temps (il en faut) de remettre les articles et les catalogues peintures en forme.

 

L'homme à la fleur - peinture BMC

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Overblog " m'a tuer "

 

Pourquoi avoir tout chamboulé ?

Pourquoi ne peut-on garder le design que nous avions peaufiné au cours de nombreuses années de travail ?

Pourquoi vouloir à tout prix tout simplifier?

Pourquoi ce nivellement par le bas ?

Résultat: Vous ne verrez plus mes albums peintures (1500 œuvres), La liste des articles a disparu si vous en cherchez un, il faudra y aller à la billebaude, Le traducteur apparaît dans le module pages mais il ne fonctionne pas ?.

Pour ceux qui le désirent, et parce qu’on me l’a demandé, je laisse l’ensemble de mes articles, patientez, je les reprends un à un pour les remettre en forme.
Ne vous étonnez pas si je ne réponds pas toujours aux commentaires, certains n’apparaissent pas, je n'arrive pas à programmer mes réponses????

 

MERCI Overblog !

 

 

 

Peinture BMC - Technique mixte - 110 x 75 cm.

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Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! Quel drôle de nom pour un pape, pourquoi pas libellule ou papillon ?

                                                                                          Jacques Prévert

 

 

Comme tout le monde le sait conclave vient du latin cum (avec) clavis (la clef). Autrement dit enfermé à clef.

 

 

Clément IV

 

C’est à Clément IV que nous devons le spectacle auquel nous allons bientôt assister, parait-il pour la dernière fois. Pour ceux qui ne me croiraient pas, voir les prophéties de Saint Malachie (qui ne profitent jamais).

 

D’ailleurs à ce sujet, voici quelques précisions: Le saint homme (Malachie) nous donne la liste des 111 (à son époque) papes à venir. Il ne nous  délivre pas les noms mais une devise correspondante à chacun d’entre eux. Pour Benoit XVI ce sera: “La gloire de l’olivier”, les branches d’olivier sont parait-il le symbole de l’ordre de Saint Benoit.

 

Et pour le 112° et dernier pape  la devise est très claire, il se nommera Petrus (aucun lien avec le vin) Romanus. Pierre le romain (aucun rapport avec le bistrot).

 

Certains prétendent qu’entre les deux derniers papes, il y aurait  des antipapes. Je  laisse cette hypothèse à leur imagination délirante. Cela  semble-t-il n’est pas très sérieux.

 

Mais revenons à nos moutons. A l’origine Clément IV s’appelait Gui Foulques, ou Fouquois, même peut être Foucault (avec l’accent gardois difficile de s’y retrouver). A son époque il était plus connu dans sa bonne ville de Saint-Gilles (Gard) sous le sobriquet de “le Gros”.

 

“Le Gros” à, d’abord été avocat ; comme à son époque le mariage pour tous n’avait pas été inventé, il se maria normalement avec une femme dont il eut plusieurs  enfants. Bien entendu, les mœurs avaient évolué et ce n’est tout de même pas  le fait d’avoir, dans quelques moments d’égarement, fait plusieurs enfants qui allaient l’empêcher d’être pape, d’autant qu’entre temps sa femme était passée rendre visite à Saint Pierre.

 

Le pontificat de Clément IV s’étendit du 5 février 1265 au 29 novembre 1268.

C’est à Viterbe (à Rome, c’était la guerre) que s’installe le Saint Siège. Clément fréquente des tas de gens très bien, entre autres Roger Bacon (l’illustre aïeul du peintre Sir Francis) et surtout son pote Saint Thomas d’Aquin.

 

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Viterbe

 

Clément IV était un pape très à cheval sur les principes. Un jour où l’armée de Conradin de Souabe défilait le long du palais Dominical, depuis la loggia papale, il en profita pour hypocritement excommunier l’armée toute entière. (Je ne sais pas si ça figure dans le livre des records).

 

Mais tout a une fin, même les papes, ce fut le tour de Clément IV.

Et il fallut bien organiser une nouvelle élection.

 

C’est à Viterbe en 1271 que se tint le premier conclave. Les cardinaux convoqués en urgence devaient trouver un remplaçant à Clément, ils prirent tout leur temps. Il faut dire que la cantine était plutôt du genre ★★★★. Durant une année il ne se passa rien, en dehors des agapes. Comme cette situation ne pouvait pas durer, Bonaventure, ministre général des franciscains (le futur Saint Bonaventure) prit les choses en main, en accord avec le Seigneur de Viterbe il décida d’enfermer les cardinaux dans une seule pièce dont on retira le toit “afin que l’Esprit Saint puisse se manifester”. Si vous faites une demande au Ciel n’oubliez pas de retirer la toiture, ou alors allez vous agenouiller sur votre pelouse, autrement ça ne marche pas. Comme cela ne suffisait pas les cardinaux furent mis au pain sec et à l’eau. On menaça même de les affamer.

 

Saint Bonaventure

 

Les cardinaux devenus enfin raisonnables élisent 6 d’entre eux  qui finissent enfin par se mettre d’accord.

Il fallut tout de même près de trois ans pour obtenir un résultat.

 

Pour le prochain pape j’espère qu’il n’y aura pas de difficultés, ce serait dommage d’être obligé d’enlever le toit de la Sixtine !

 

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P.S. À tout hasard je porte à la connaissance des cardinaux qui pourraient me lire, et qui n’en auraient pas eu connaissance, qu’il est strictement interdit de tweeter sous peine d’excommunication durant tout le conclave.

 

Un bon truc pour faire fortune: en Angleterre  les paris sur le nom du prochain pape risquent de rapporter gros : Vous croyez qu’il va s’appeler Pierre? En tout cas y’a un coup à tenter.

 

 

 

 

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Jean Genet - Le condamné à mort

 

Peinture BMC

 

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.



Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.



Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

 



Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

 



Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.

 



Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.

 



Ô Traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

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BMC Château de Saint-Loup vers 1950       

 

 

En fait, mes premières peintures datent de plus de 65 ans, mais étant donné que j’en ai complètement perdu la trace, je préfère ne pas en parler (voir mon article “Ça peint vert, ou comment devenir peintre”). Je n’ai jamais su si c’était moi qui les avais lâchement abandonnés, ou elles qui avaient décidé de la séparation.

Comme vous avez dû le constater, j’ai toujours peint par séries, mais si, comme je le pense, vous avez l’œil un tant soit peu exercé vous aurez vite fait de découvrir le lien qui unit ces différentes catégories.

Comme je n’aime pas beaucoup parler de moi, et encore moins de ma peinture (ce qui revient au même) j’ai mis 25 albums sur la colonne de droite de mon blog, chacun correspondant à une période déterminée, ce qui vous permettra de faire la comparaison par vous même.

Vous n’êtes pas pour autant obligés de regarder les 1500 œuvres, du moins en une seule fois… D’autant que je suis capable d’en rajouter.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, il est toujours possible de mettre des commentaires à la suite des articles,  mais aussi sur chaque album. Ne vous en privez pas.

Quitte à passer pour un vieux con, je le revendique haut et fort, oui il faut bien 60 ans de travail pour arriver à maîtriser la technique qui permet la réalisation d’œuvres dont ont n’a pas trop à rougir.

Et maintenant courage, ouvrez un album, au hasard si vous voulez, mais comme vous le savez certainement le hasard n’existe pas plus que le père Noël.

 

 

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De la série “La guerre” Technique mixte sans titre 110 x 75 cm.

 

 

 

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             “Matinée brumeuse à Voisin” - 1874 - Musée d’Orsay Paris.

             

La peinture d’Alfred Sisley est facilement accessible à tous, cela n’a rien de péjoratif, je veux dire par là qu’on ne retrouve pas chez lui l’intellectualisme d’un Cézanne ou même d’un Seurat. Les sujets de ses tableaux  sont assez séduisants même lorsqu’il peint les inondations ou des paysages de neige, cela n’est jamais triste.

 

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  “L’inondation à Port-Marly” - 1876 - Musée d’Orsay - Paris

 

Si je parle de peinture française c’est parce qu’il n’y a dans son art rien d’excessif, on retrouve chez lui cet équilibre caractéristique aux peintres français, je pense à Bonnard, Corot,  Chardin,  Poussin, la liste serait longue si je devais tous les citer.

 

De plus, en dehors de ses trois années d’études à Londres, Sisley a toujours vécu en France, et ses amis sont, entre autres, Bazille, Renoir, Pissarro, Cézanne, Monet, Berthe Morisot, et bien d’autres encore.

Suite à sa demande de naturalisation, il obtiendra  la nationalité française quelques jours après son décès.

 

Qui est Alfred Sisley ?  

 

Il naît à Paris, il y a aujourd’hui jour pour jour  173 ans : le 30 octobre 1839. Son père est commerçant en tissus, bien entendu, il rêve que son fils lui succède à la tête de son commerce. Aussi à l’âge de dix-huit ans est-il “parachuté” en Angleterre dans une école de commerce. Malheureusement pour William Sisley et son épouse Felicia, le jeune Alfred ne montre aucun intérêt pour le commerce, trois ans plus tard il sera de retour à Paris.

Mais de son séjour à Londres il ne reviendra pas les mains vides, là-bas il a découvert la peinture : Constable mais surtout  Turner. A Paris il va rencontrer le peintre Frédéric  Bazille et suivant ses conseils, il s’inscrit à l’atelier Gleyre.  N’en déplaise à ses chers parents Alfred ne sera pas commerçant, mais artiste-peintre comme on disait à l’époque. C’est chez Gleyre qu’il fera la connaissance de Monet et Renoir.

 

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La Seine à Suresnes”

 

De 1861 à 1866 Sisley va séjourner à Barbizon, il peint sur nature,  c’est à cette époque qu’il commence véritablement son œuvre, il parcourt la forêt de Fontainebleau et les villages environnants, fait de nombreuses études.

 

C’est en 1866 qu’il peint un tableau intitulé : “Femmes allant au bois à Marlotte” tableau de facture classique qui sera accepté au Salon.

 

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“Femmes allant au bois à Marlotte” - 1866 - Huile sur toile 65 x 92 cm.

Bridgestone Museum of Art Shibashi Fondation - Tokyo.

 

Alfred Sisley vit maintenant avec Eugénie Lescouezec, très vite ils auront un fils, Pierre.

 

En 1867 Sisley est refusé au Salon, il fait partie des tout premiers à signer la pétition  demandant  la création d’un Salon des Refusés.

 

1869 - Naissance de son deuxième enfant  Jeanne-Adèle.

 

La même année son tableau présenté au salon est refusé.

 

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“Place du Chenil à Marly, neige” 1876 - Huile sur toile 46 x 61 cm. - Musée des Beaux-Arts Rouen.

 

Depuis quelques temps Sisley et sa famille sont installés à Bougival, en 1870 leur maison est détruite par les prussiens, ils ne leur reste plus rien.

 

La famille se réfugie provisoirement à Paris, ils vont y rester durant la période du siège et de la Commune.

 

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  “Neige”

 

1872 - Séjour avec Monet à Argenteuil. Le célèbre marchand Paul  Durand-Ruel lui achète quelques toiles, et en expose quelques-autres dans sa galerie de Londres.

 

Sisley s’installe avec sa famille près de Louveciennes où il peindra de nombreux tableaux.

 

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“Paysage à Louveciennes” - 1873.

 

1873 -Avec ses amis de toujours : Cézanne, Monet, Renoir, Pissarro, Berthe Morisot,  création de la Société anonyme coopérative des artistes-peintres sculpteurs, graveurs, société qui sera à l’origine de la première exposition de ceux que l’on n’appelaient pas encore “Les Impressionnistes”.

 

A la suite de ce regroupement a lieu la première exposition collective organisée dans l’atelier du photographe Nadar. Comme vous le savez sans doute, cette exposition ne sera pas un succès.

 

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1875 - A lieu une vente aux enchères publiques d’œuvres impressionnistes. Sisley vend une vingtaine de toile pour un prix moyen d’environ 120 Fr. la toile, ce n’est pas le Pérou mais ça met du beurre dans les épinards.

 

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“Le sentier de la mi-côte à Louveciennes” - 1873 - Musée d’Orsay Paris.

 

1876 - Peinture des inondations à Port-Marly.

 

1877 -  Le collectionneur Eugène Murer qui a déjà acheté plus de 20 tableaux à Sisley, connaissant la situation financière dans laquelle se trouve l’artiste, organise une loterie à laquelle il associera Pissarro qui lui aussi a bien besoin d’argent.

 

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“Louveciennes chemin Etarch sous la neige” - 1874.

 

1880 - Sisley est toujours dans une situation financière des plus critiques malgré l’aide d’Eugène Murer et de Durand-Ruel. Une fois de plus Sisley est contraint de déménager, c’est à Moret sur Loin qu’il s’installe avec sa famille.

Durand Ruel fait ce qu’il peut pour assurer la promotion de son poulain, il présente ses tableaux dans sa galerie de Paris et celle de Londres, il accorde de nombreux prêts au peintre, qui bien entendu ne pourra jamais les lui rembourser, Théo Van Gogh lui achète une œuvre.

 

En juin 1885 Durand-Ruel organise une exposition à Bruxelles, y participent : Monet, Degas, Pissarro, Renoir et, bien entendu l’Alfred.

 

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  “Un coin de bois aux Sablons”

 

1886 - Nouveau déménagement à Veneux-Nadon (Veneux les Sablons).

 

1889 - Durand-Ruel expose 28 tableaux de Sisley à New York, les finances vont un peu mieux. Sisley envisage de prendre la nationalité française. En 1890 il est élu membre de la Société Nationale des Beaux-Arts.    

 

Ultime déménagement 19, rue Montmartre  à Moret-sur-Loing. Sisley change de marchand, c’est maintenant la galerie Georges Petit qui le représente. Un de ses tableaux est vendu 7.500 Fr. On peut dire que Sisley jouit maintenant d’une “petite” renommée internationale.

 

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“Matin de juin” - 1884.

 

1897 - Sisley prépare une exposition de 150 tableaux, une sorte de rétrospective qui a lieu chez Georges Petit à Paris.

 

La même année Sisley à “attrapé” une grippe dont il n’arrive pas à guérir. Suivent des douleurs névralgiques.

 

Alfred Sisley décide de mettre de l’ordre dans sa vie, lors d’un voyage en Angleterre il se rend au consulat de France pour reconnaître ses deux enfants Pierre et Jeanne-Adèle. Il épouse Eugénie avec qui il vivait depuis plus de 30 ans. Il fait les démarches nécessaires pour obtenir la nationalité française, malheureusement il n’obtiendra celle-ci qu’après avoir transité de l’autre côté du miroir.

 

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  “Allée des peupliers”

 

Eugénie le précède dans la mort le 8 octobre,  Sisley à bout de force ne pourra même pas assister à son enterrement.

 

Le 21 janvier 1899, il demande à Monet de veiller sur ses enfants. Il meurt le 29 janvier à l’âge de 60 ans. Il sera enterré au cimetière de Moret-sur-Loing. En présence de Monet et Renoir.

 

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Alfred Sisley

 

 

 

 

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Petite fleur - Photo BMC

 

DEUX PAS VERS LA LUMIERE



“Il y a un mystère dans ma vie (...) dont la base est que je ne suis pas né à Marseille le 4 septembre 1896, mais que j’y suis passé ce jour-là, venant d’ailleurs, parce que, en réalité, je ne suis jamais né et que je ne peux pas mourir. Pour les ânes médico-légaux, c’est du délire; pour certains de la poésie; pour moi, c’est de la vérité comme un bifteck pommes frites ou un coup de vin blanc au comptoir d’en face”
 
                                                                              Antonin Artaud



En 1957 j’habitais en Belgique, un triste jour je reçu du consulat de France une convocation pour rejoindre au plus vite Brive la Gaillarde afin de remplir mes obligations militaires, c’est comme ça que l’on disait à l’époque. C’était la guerre d’Algérie, “la pacification”, enfin vous connaissez la suite... J’avais la ferme intention d’être objecteur de conscience, malheureusement la famille veillait, mon père crut bon de me rappeler comment son frère était mort à la guerre. Comme si cela allait m’encourager! Enfin j’abandonnais cette idée qui a été probablement le plus grand regret de ma vie.
Je suis arrivé à Brive avec 11 jours de retard, c’était déjà ça de gagné.

J’étais attendu de pied ferme, à peine passé le poste de garde on m’amena manu militari jusqu’au bureau du capitaine commandant la compagnie.
- Ça fait longtemps qu’on vous attendait !
- Excusez-moi Monsieur, mais comme j’habite en Belgique, le temps que je reçoive mes papiers...
A voir sa tête je voyais bien ce qu’il devait penser : “il me prend pour un idiot ou quoi ! ”
- Bon en tout cas il faudra que vous rasiez votre barbe, et puis sachez qu’ici il n’y a pas de Monsieur, vous devez m’appeler mon capitaine.
- Non Mon cap.. j’ai l’intention de garder, ma barbe.
Le capitaine qui commençait à ne pas apprécier la plaisanterie me répondit que dans ce cas je devrai faire une demande au colonel par voie hiérarchique. Bien m’en pris, j’obtint l’autorisation de la garder à condition de laisser tout pousser sans la tailler. Depuis Napoléon (au fait c’était quoi son prénom à celui-là ?) une loi stipulait que seul les marins, allez donc savoir pourquoi, avaient le temps de tailler correctement leurs barbes, mais à Brive la gaillarde il n’y avait pas de marine.  Je fus grâce à ce subterfuge, barbu exempté de garde et de défilé.
Monsieur le capitaine prit congé de moi en ces termes:
- Bon comme vous voulez, vous serez affecté à la première section en temps que grenadier voltigeur (Ce n’est que plus tard qu’à ma demande je suis devenu infirmier). L’expression me plut beaucoup, je n’imaginais pas que des militaires pouvaient à ce point faire preuve de poésie. Moi qui n’ai jamais pu lancer une grenade à plus de trois mètres, ce n’était pas ce qui me convenait le mieux, pour la voltige non plus je n’étais pas très doué, mais bon ici on ne discute pas.

Le jour même, avec mes futurs “coreligionnaires” nous étions convoqué dans une salle, où un quelconque sous officier demanda à ceux qui savaient écrire de bien vouloir noter leur première impression, l’un d’eux résuma très bien la situation en six mots:


“Ciel gris, murs gris, matière grise”

Et nous voici maintenant 28 mois (moins 11 jours) après le jour où j’aurais normalement dû faire mes premiers pas au service de la France. Il leur aura fallu tout ce temps pour s’apercevoir que finalement je n’étais pas  de la bonne graine à fusil. je suis enfin libéré, et comme il n’est pas question que je retourne en Belgique, c’est tout naturellement que je décide de m’installer à Paris, ville des arts, des musées et de tout ce qui me passionne. En ce temps là il suffisait d’ouvrir le journal à la page des petites annonces, et c’était dans la poche. Comme je ne pouvais pas espérer vivre de ma peinture, j’ai commencé ma carrière comme commercial, 50.000Fr. par mois payés en espèces dans une enveloppe marron, c’était pas terrible mais ça permettait de survivre.


C’est Boulevard de Courcelles, dans les beaux quartiers face au parc Monceau que j’ai négocié le prix de ma chambre de bonne, la propriétaire en voulait 13.000 Fr. 
Je lui ai expliqué que comme j’étais superstitieux ça me posait problème, sans doute ai-je été suffisamment convaincant le loyer fut ramené à 12.000.
A vrai dire ça ne méritait pas davantage, après avoir passé l’entrée de service de l’immeuble il fallait descendre quelques marches, tourner au niveau des poubelles pour ensuite remonter 7 étages à pied. La pièce minuscule   se trouvait tout au fond d’un interminable couloir Kafkaïen, elle était éclairée par un demi œil de bœuf. Elle aurait très bien convenue à un moine trappiste, le mobilier était réduit à un petit lit en fer, une table de toilette un broc, une cuvette, une table et une chaise, pas de chauffage et l’eau à l’autre bout du couloir. Pas question de brancher le moindre appareil électrique, les plombs de l’étage sautaient et plongeait tout le monde dans l’obscurité.


Pardonnez-moi cette introduction un peu longue, mais je crois qu’il était important de planter le décor.

Et c’est maintenant que tout commence :

Un soir, qui allait sans doute devenir le moment le plus important de ma vie, après une journée tout ce qu’il y a de plus banale, je m’étais endormi comme  d’habitude, je crois me souvenir qu’il faisait très froid.
Au milieu de la nuit j’ai subitement  pris conscience de me trouver en train de flotter au dessus de mon corps, c’était bizarre je me regardais dormir et pourtant j’étais au dessus, je n’avais pas conscience d’être dans un autre corps, je ressentais très bien ma respiration, c’est tout. J’avais une curieuse impression celle d’occuper tout l’espace de la pièce, une chose était certaine Je ne rêvais pas, j’étais dans un état de conscience différent, je me sentais capable de résoudre tous les problèmes, jamais je n’avais été aussi lucide, jamais je ne m’étais senti aussi bien. je prenais conscience des objets de l’intérieur, je ne vois pas comment le dire autrement. Des objets en question irradiait une lumière bleue. Beaucoup plus tard j’ai eu l’occasion à la centrale atomique de Saclay de me retrouver sur “le plongeoir” (c’est comme ça qu’on l’appelle)  de la pile atomique au cœur de la piscine, et le bleu qu’irradiaient les barres me rappela mon expérience c’était exactement la même lumière.

Jamais de ma vie je ne m’étais senti si bien, la chambre n’était pas bien grande je me trouvais près du plafond et c’est à ce moment qu’est survenu une chose bien étrange: je suis passé à travers le mur, je voyais tout en perspective, il devait être tard l’immeuble en face avait quelques fenêtres allumées, c’est à ce moment que j’ai pris conscience du vide en dessous de moi j’ai été pris de vertige et instantanément j’ai regagné mon corps physique, celui-ci me paraissait lourd comme du plomb. Ne vous étonnez pas si plus tard dans mes séries de peinture il y en a une qui s’intitule “Le poids de la matière”.
Jusqu’au matin je ne me suis pas rendormi, je venais de vivre une expérience exceptionnelle, je prenais conscience de l’événement que cela représentait. Je savais maintenant que l’esprit pouvait exister en dehors du corps, je savais aussi que plus jamais je n’aurai peur de la mort, tout ça je le savais avec toute ma masse, rien ni personne ne pourra jamais me faire douter de cela. Non l’esprit ne demeure pas dans le cerveau comme le pensent les occidentaux. Il n’est pas non plus dans le cœur comme le disent les orientaux, pourquoi serait-il situé dans un organe?

Et maintenant se posait la grave question, fallait-il en parler ? J’allais passer pour un doux dingue. J’imaginais ce que penseraient mes interlocuteurs : “Tu as fumé la moquette ou quoi ? ”, une ou deux fois j’ai essayé, cela provoquait généralement un petit sourire en coin qui en disait long. “Ah oui ce rêve ue tu m’as raconté”. Non ce n’était pas un rêve. A cette époque personne n’avait jamais  entendu parlé de ce genre de baliverne. Je pris donc le partie d’enfouir tout ça dans le cimetière de mon jardin secret, à cette époque il y avait encore un peu de place.

Bien sûr j’ai cherché dans la littérature existante ce qu’il pouvait y avoir sur le sujet. Mais en dehors des livres d’occultisme, il n’existait rien. J’ai lu et relu la méthode de dédoublement personnel de Charles Lancelin. Je suis même allé chez un pharmacien demander que l’on me fasse une préparation censée aider à sortir de mon corps, malheureusement celle-ci contenait certaines drogues illicites, et bien entendu, je n’avais pas d’ordonnance. Je me rappelle la tête du potard lorsque je lui ai expliqué l’usage que je voulais en faire.

Enfin en 1975 paraissait un ouvrage sérieux sur le sujet, le docteur Raymond Moody publiait “La vie après la vie”. Dans ce livre de nombreux témoignages faisaient état de sorties hors du corps, et à un niveau bien supérieur à celui que j’avais connu. Tous racontaient la même histoire, quelle que soit leur nationalité ou leur religion, les enfants aussi (voir leurs dessins). Cela commençait toujours par la décorporation telle que je l’avais vécue suivie du passage dans un tunnel qui menait à une lumière blanche très forte mais qui n’éblouissait pas. Ceux qui s’y sont “baignés” disent avoir ressenti une impression d’amour, de chaleur intense, inimaginable sur terre. Parfois la personne voit en quelque secondes défiler sa vie. Le temps et l’espace semblent ne plus exister à ce niveau. Comme je ne vais pas vous raconter tout le livre du célèbre docteur, je vous conseille de le lire. Cet ouvrage fit beaucoup parler et ceux qui avaient vécu ce genre d’histoire se décidèrent enfin à dire des choses, les langues se délièrent. De nombreux médecins, particulièrement des anesthésistes, s’intéressèrent à la question. Le docteur Moody et bien d’autres firent paraître de nombreux autres ouvrages sur le sujet. En parler n’était plus tabou.

 

emi,nde,

 

Comment expliquer que le peintre Jérome Bosch (1453 - 1516 ) peignit le fameux tunnel?


Les expérimentateurs (c’est ainsi qu’on les nomme) ne sont pas forcément des mystiques, ils n’ont pas forcément une croyance particulière, ce sont des gens comme vous et moi. Parfois certains ajustent leur expérience en fonction de leur religion, mais c’est quand même toujours le même schéma de base, même si pour certains la lumière au bout du tunnel est assimilée à leur Dieu.
Après avoir vécu ce genre d’événement on voudrait bien le vivre à nouveau.  J’ai  lu et relu le livre des morts tibétains, lui aussi racontait la même chose. Aux tibétains on pouvait faire confiance, cela ne faisait jamais que plus de 3.000 ans qu’ils étudiaient le problème, et comme de plus ils ne sont pas déiste leur connaissance est plus basée sur la philosophie et l’expérimentation que sur une quelconque foi religieuse. Pour eux l’expérience post-mortem semble encore faire partie du Samsara, mais ne compliquons pas les choses.

Même les scientifiques se sont intéressés à la question voir, entre autres le livre du physicien Jean E. Charon : “Mort voici ta défaite”.Dans cet ouvrage le célèbre physicien explique que les électrons entrant dans la constitution de notre corps ressemblent à de minuscules “trous noirs”. Ces éléments enferment un espace et un temps différents. Cet espace-temps nouveau possède des qualités qu’il faut bien se résoudre à qualifier de spirituelles. Ce serait dans ces électrons “pensants” appelé éons que notre esprit tout entier serait contenu. Ces particules ayant une vie pratiquement éternelle, dans le passé comme dans le futur, je vous laisse imaginer la suite. Pour en savoir plus lire le livre de J.E.Charon.

Voir aussi les recherches menées par Elisabeth Kubler Ross.

Les témoignages sont trop nombreux pour êtres cités dans ce billet. La plupart des expérimentateurs ont vécu ces expériences après avoir subi  un accident violent. Souvent alors même qu’ils sont endormis par anesthésie ou considérés comme “mort clinique” parfois depuis plus d’une heure, ils reviennent et curieusement le plus souvent ils semblent ne pas garder de séquelles de leur passage de l’autre coté du miroir. Voir plus loin quelques témoignages vidéo. Parfois cela peut arriver durant le sommeil, mais c’est plus rare, mon histoire personnelle en témoigne.
Souvent les victimes, endormies artificiellement, inconscientes, vont à leur réveil faire des déclarations étonnantes, révéler des choses qu’elles ne pouvaient pas voir, pourquoi tel chirurgien s’est-il comporté de telle ou telle façon, pourquoi tel autre n’avait pas les mêmes vêtements. Parfois elles rapportent des conversations que nul n’avait pu répéter, conversations parfois tenues loin de la salle d’opération ?
Après cette expérience leurs vie est le plus souvent transformée, les valeurs matérielles ne comptent plus, une expérimentatrice qui avant son expérience était professeur de danse à son réveil se retrouve sculpteur. Un homme qui était garagiste ne comprend pas pourquoi le mot quanta “le poursuit” alors même qu’il ne sait pas ce que cela veut dire, pour se débarrasser du problème il ira chez un libraire et racontera un gros mensonge “figurez-vous c’est pour un concours, on me demande des renseignement concernant quanta?” le libraire lui trouva un livre sur la physique des quantas et l’homme s’aperçut à son grand étonnement qu’il comprenait presque tout.

Il y a des cas plus dramatiques : celui d’un homme qui venait d’avoir un accident de moto et voyait les urgentistes discuter pour savoir si sur l’homme en question on pouvait prélever le cœur, et lui d’en haut voulait crier “arrêtez je suis vivant”, de retour dans ce que vous appelez le monde de la réalité  il a bien dû raconter cette histoire mais sans doute pas aux médecins. De quoi faire réfléchir sur les dons d’organes...


Les expérimentateurs disent tous, lors de leurs expériences, lire dans la pensée des personnes, elle savent à l’avance ce qu’elles vont dire. De même la vue n’est plus directive, on voit de tous les cotés à la fois sur 360 degrés.
Pour se déplacer il suffit de penser à l’endroit où l’on veut se rendre, l’effet est immédiat.

Comme les images valent souvent mieux qu’un long discours voici quelques documents que je vous conseille de consulter, il en existe des quantités sur le net.

                    

                                                   
                                               
Quelques liens sur ce blog
               
                                       
                              
                     
             
                               
                              
                           
                      
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“Jésus est revenu. Mais si, mais si.”

                                                                                Raymond Devos

 

 

Un peintre du nom d’Elias Garcia Martinez (1858 – 1934) séjournait comme il en avait l’habitude durant ses vacances à Borja. C’est là qu’il décida de faire un don à l’église du village. Il offrit au curé de l’époque une toile intitulée Ecce Homo. En bas de la toile avait été mentionné : “Ceci est le résultat de deux heures de dévotion à la Vierge de la Miséricorde”.

 

Le peintre en question n’a jamais été considéré comme un artiste exceptionnel, mais cela n’était pas une raison pour massacrer son travail.

 

Voici la toile   telle quelle était il y a deux ans :

 

Jésus massacré,

 

Et ce qu’il en restait en juillet après les ravages de l’humidité.

 

Jésus massacré,

 

Comme vous pouvez le constater, une restauration s’imposait, mais cela risquait de coûter très cher. Malheureusement pour la suite des événements une paroissienne octogénaire, nommée Agathe de la Monneraye “particulièrement douée pour la peinture” proposa ses services à Monsieur le Curé qui s’empressa d’accepter d’autant que cela était gratuit. “La peintresse” munie de ses plus beaux pinceaux commença immédiatement son œuvre de destruction.

Comme cela allait de mal en pis et qu’elle ne maîtrisait plus la situation malgré ses prières, elle exécuta son travail puis acheva la toile. Le résultat obtenu n’étant pas très convaincant (même pour l’artiste), elle décida d’elle-même de se rendre  aux autorités du village qui, bien entendu, n’avaient pas été mises au courant de la tentative de restauration. Voici l’homme ! Aurait-elle pu dire en rendant l’œuvre, ou du moins ce qu’il en restait.

Malheureusement les dégâts étaient irrémédiables, bien pire que ceux de l’eau, la peinture utilisée était indélébile ce qui n’est généralement pas le cas pour des restaurations, il aurait fallu un miracle pour la sauver, mais comme vous le savez sans doute, les miracles n’ont lieu que très rarement. En tout cas celui-ci ne se produisit pas.

 

Comme vous l’attendiez avec impatience, voici le résultat de la “résurrection de Jésus” :

 

Jésus massacré,

 

Aujourd’hui la petite église est devenue un lieu de plus en plus fréquenté par des touristes en mal de rigolade.

 

 

 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

TM = Technique mixte.

ST = Sans titre.

 

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BMC - De la série “Mes naissances” - TM - “Attention les enfants regardent” - 110 x 75 cm.

 

Je ne sais pas pourquoi j’ai envie de vous dire ça, peut-être le moment est-il venu. Je ne suis plus tout jeune alors… Peut-être vaut-il mieux ne pas perdre de temps. De toute façon, cela ne changera rien à la suite des événements. 

 

Merci à tous ceux qui on cru en ma peinture. 

 

Ils ne sont pas nombreux, mais je sais qu’ils sont sincères. 

 

En premier lieu, bien entendu, Ma Muse, sans elle jamais je n’aurais réalisé ce que j’ai fait. C’est bien grâce à elle que j’ai tout quitté pour consacrer tout mon temps à ma peinture. Quand je dis, j’ai tout quitté, je devrais dire, “nous avons tout quitté”. Elle était totalement partie prenante dans cette affaire. Nous travaillions dans la même société, elle était ma secrétaire, j’avais un poste important dans une entreprise japonaise dont je ne vous donnerai pas le nom, mais il ne vous faudra pas beaucoup d’imagination pour trouver, dois-je dire qu’il commence par C et finit par n. 

 

Après maints entretiens avec mes patrons japonais, l’affaire fut conclue, il aura tout de même fallu trois ans, de discussions, d’incompréhensions, pour en venir à bout. Mes chers Japonais ne comprenaient pas : “Comment BMC-San, vous avez la chance de travailler  avec nous et vous voulez nous quitter ?” Pour un Japonais, c’était inimaginable. Tout ça pour faire de la peinture ! 

 

Ils semblaient avoir une certaine estime pour moi ? 

 

Bref, le départ fut pour nous une libération, même si on ne savait pas très bien où nous allions.

Les années qui suivirent furent difficiles, pour ne pas dire très difficiles. Plusieurs fois il s’en est fallu de peu que nous ne nous retrouvions à la rue. Je ne vais pas ici vous raconter toutes les ruses  pour échapper aux huissiers, toutes les fois où nous avons descendu les tableaux à la cave pour les soustraire aux yeux des représentants de la loi. La vente de quelques meubles ou gravures de collection etc. 

 

Tout cela serait bien trop long à vous raconter et sans doute un peu fastidieux. 

 

Aujourd’hui ceux qui ont cru en ma peinture sont toujours là. Alors je voudrais dire MERCI, à l’ami Richard (et Dorine), un des premiers à m’avoir acheté plusieurs tableaux.

 

Et aussi à ceux qui n’ont jamais douté. Merci Doris de croire encore et depuis toujours en ma peinture. 

 

Et merci à tous les anonymes qui sur mon blog ont manifesté leur intérêt pour mon travail.

 

Quelques peintures de BMC

 

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BMC - De la série “La mort” - “La dernière bataille” - TM - 110 x 75 cm.

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BMC - De la série “Cruci-Fiction” - TM - ST - 110 x 75 cm.

bmc tout nu, le peintre bmc,bmc, art maniac BMC - De la série “Les Hommaginaires” - Francis Bacon - TM - 73 x 56 cm.

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BMC - De la série “Les prisonniers” - TM -ST - 110 x 75 cm.

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BMC - De la série “Les restes du monde” - TM - ST -65 x 50 cm.

 

Voir la suite dans les albums BMC

 

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BMC - de la série “Les prisonniers” -Technique mixte 110 x 75 cm.

 

 Article paru dans le point le 17 juin 2012

 

À la guerre comme à la guerre. Chaque semaine, Antonio Manfredi, le directeur du musée d'art contemporain de Casoria (Cam), dans la banlieue de Naples, brûle une des 1 000 oeuvres de la collection permanente. Un appel désespéré pour tenter de sauver le Cam. Depuis cinq semaines, une vingtaine de toiles sont ainsi parties en fumée. Et de toute l'Europe, cent cinquante artistes ont soutenu la bataille d'Antonio Manfredi en passant une de leurs oeuvres par le feu. Envoyées à Casoria, les cendres de ces toiles ou de ces sculptures brûlées reposent dans autant d'urnes. Une installation qui symbolise la mort de la culture.

Le Cam a été fondé en 2005. Un pari ambitieux, car Casoria est une des banlieues les plus difficiles d'Italie où, entre les amas d'ordures non ramassées, la Camorra règne en maître et recrute ses troupes dans une jeunesse laminée par le chômage. La région et la municipalité confient donc le projet de créer un lieu de culture à Antonio Manfredi, artiste né à Casoria, mais globe trotteur de l'art contemporain depuis une vingtaine d'années. Manfredi bat le rappel de ses amis peintres disséminés entre Londres, Paris et Berlin, et les toiles affluent dans le bâtiment de 3 500 m2 mis à la disposition par la mairie.

"Océan de corruption et de criminalité"

Six mois plus tard, la municipalité de Casoria est dissoute pour "infiltrations mafieuses" et placée sous la tutelle d'un commissaire. Dans cet environnement difficile, le Cam n'est plus une priorité et la mairie suspend son financement. Manfredi s'accroche pourtant. "À Casoria, le Cam est une oasis de culture dans un océan de corruption et de criminalité. Nous jouons un rôle social et les jeunes nous ont donné un coup de main en assurant bénévolement le gardiennage", déclare-t-il au Point.fr. Quelques rares sponsors permettent de payer les factures et le Cam survit 6 ans avec ses 3 000 entrées - à 3 euros ! -, annuelles.

Mais à la fin de 2011, la municipalité demande la restitution du bâtiment du musée. "J'ai sonné à toutes les portes, au ministère, à la région, à la mairie : tout le monde regrette, mais chacun se renvoie la balle. J'ai même demandé à l'Allemagne qu'elle nous adopte en nous accordant un droit d'asile artistique." En vain.

Conservateur un peu fou

Il ne reste à Antonio Manfredi que son envie de se battre... et la collection du musée. "De toute façon, sans musée, les toiles sont condamnées à pourrir dans une réserve. Si elles doivent mourir, je préfère les brûler. Brûler une oeuvre n'est pas un geste de destruction, car l'art, c'est avant tout une idée. Et je veux ouvrir un débat international sur l'avenir de l'art. Avec la crise, il n'y a que les grands musées comme le Louvre ou les Offices, qui vont survivre en Europe."

Un message qui passe. Les artistes se mobilisent et la presse internationale se passionne pour la "Cam art war" (guerre artistique du Cam) de ce conservateur un peu fou et adepte de l'autodafé. Et les pouvoirs publics sont prévenus : "Pour nous virer, il faudra envoyer les carabiniers."

 

Un autodafé pour sauver l’art par BMC.

  

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 BMC - de la série “Vanités” - Technique mixte 75 x 110 cm.

  

Autodafé : Du portugais Acto da fé qui signifie acte de foi est devenu dans le langage commun synonyme  d’exécution par le feu d’un hérétique.

 

Doit-on détruire les œuvres d’art ?

 

Faudra-t-il en arriver là pour que le bon peuple de France et de Navarre (ou d’ailleurs) prenne enfin conscience de l’importance du patrimoine artistique dont il devrait être le gardien. Lorsqu’un artiste, et je sais de quoi je parle (tant pis pour mon ego), après toute une vie de labeur, voit ses œuvres se dégrader une à une, comment ne pas penser à une immolation par le feu.

 bmc,art maniac,autodafé,peintures feu,BMC - De la série “Mes naissances” - Technique mixte 110 x 75 cm. 

Après tout le feu n’est-il pas un symbole de purification qui permet de faire passer les choses d’un plan matériel à un plan spirituel ? Le souvenir d’une œuvre n’est-il pas aussi important que la soi disant réalité de son existence. Souvenez vous lorsqu’on demandait à Giacometti : “dans une maison en feu que sauveriez-vous d’abord : Le chat ou le tableau de Rembrandt”. Bien entendu Giacometti a répondu : “Le chat”. L’art a sans doute moins d’importance que la vie, mais ce n’est pas une raison pour se passer de ce merveilleux outil si utile à notre évolution.

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        BMC - De la série “Les restes du monde” - Technique mixte 110 x 75 cm.
 

 Les œuvres d’art sont-elles nécessaires ? là est toute la question. Pourquoi la majorité de mes contemporains qui ne mettent jamais les pieds dans un musée seraient-ils choqués d’apprendre qu’un fou a mis le feu à La Joconde ? Certainement parce que La Joconde  ça vaut  x milliards d’€.  Pour eux le prix a plus d’importance que la valeur artistique. C’est ici tout le problème. L’argent me dégoûte, surtout lorsqu’il sert à acheter des valeurs spirituelles. Je rêve, mais bien entendu c’est une utopie, d’un monde où les artistes (et les scientifiques) seraient entretenus, logés, nourris par le peuple. Il est inutile que leurs œuvres se vendent pour des millions, les créateurs n’en demandent pas tant, leur seule valeur c’est “La liberté de créer”.

L’art et la science sont indissociables, ce sont des dimensions qui nous permettent de nous remettre constamment en question. Alors je réponds : Oui l’art et la science ne doivent pas disparaître, ils sont les garants de notre évolution.

Sans doute de nombreuses œuvres d’art ont-elles disparu dans le feu, ou d’une autre façon. Souvenez-vous de l’autodafé qui a suivi l’exposition faite par les Nazis sur l’Art Dégénéré (voir sur ce blog mon article à ce sujet).

Tant d’œuvres perdues à jamais, tant de travail, parfois aussi beaucoup de souffrance. Pour quoi ? Je vous le demande.

Si demain le monde s’embrase, qu’un gigantesque incendie détruit toutes les créations artistiques ou culturelles que nous restera-t-il ? L’art n’est-il pas le témoins du passé ?

Comme aurait dit saint François : “Faut-il changer le monde ou changer de monde” ?        

      BMC - De la série “Les restes du monde”  - Technique mixte 75 x 110 cm.

 

Arrêtez le feu…

 Lien sur ce blog 

L'art dégénéré

 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

Lettre à Viviane,

 

Copie du commentaire de Viviane à propos du “ Plancher de Jeannot” le 11 Avril 2012 :

 

“Dans mes conclusions et après maintes réflexions, j'en suis arrivée à penser qu'on ne met de la valeur que la où l’on veut l'a mettre. Ce n'est qu'illusion liée à  notre soi disant culture.
L'histoire impressionne certes et cela suffit pour voir ce plancher autrement. Mais il en est de même pour des tas de ruines où autres objets à qui l'on rajoutera une histoire, vraie ou fausse,
peu importe, pour que cela devienne "une valeur".  Est ce que nos oeuvres ont de la valeur ? Non. Nous  sommes peu connus et surtout pas de ceux qui font la pluie et le beau temps sur
ce point. C'est un sujet sur lequel il y aurait matière à discutions. Bien à toi et à ta Muse. Viviane”

jacques ravatin,le plancher de jeannot, 
 

Dessin BMC 110 x 75 cm.

 

 

Je m’étais promis de répondre à ce commentaire, je ne suis pas du genre à me défiler, même si cela me coûte beaucoup de parler de mézigue comme je vais être conduit à le faire.

 

Chère Viviane, tu le sais je n’aime pas discourir sur moi, nul n’est plus mal placé pour le faire. La plupart de ceux qui s’expriment sur leur blog pensent se connaître ? Ce n’est pas mon cas. Cela fait maintenant 75 ans  que je vis à côté de mon véhicule terrestre, et pourtant : Qui suis-je, d’où viens-je, dans quel état j’erre ? L’éternelle question.

 

Éternelle question sans réponse…

Mais comment vivre sans se la poser ?

 

Tu dis : “On met de la valeur là où l’on veut la mettre”. C’est vrai, mais chacun a sa propre vision de la vie. Et ma façon de voir n’est certainement pas la même que la tienne. Ma conception de l’existence est la somme d’un ensemble d’expériences vécues durant ces  27.300 et quelques jours d’une vie. Mais sur ce nombre, combien d’heures perdus ?

 

Je pense donc je suis, mais ne suis pas ce que je pense.

 

J’ai sans doute vécu longtemps, mais comparé à tout ce temps, si je faisais le ratio, il ne resterait que bien peu de périodes fructueuses. Combien d’années perdues à rêver (encore que le rêve ne soit pas toujours inutile et me paraît même indispensable, mais dans quelle proportion ?).

 

Tu as raison “Tout n’est qu’illusions liées à notre soi-disant “Kulture” .

 

Bien entendu, comme tu le dis, on peut voir les “ruines” chacun selon sa sensibilité, et s’inventer une histoire différente.

 

Il y a déjà longtemps, ma Muse et moi suivions des cours sur les ondes de formes. Cela se passait au collège américain de Paris. Notre professeur était un illustre scientifique, personnage très attachant, sans doute un peu marginal, il se  nommait Jacques Ravatin

 acques ravatin,le plancher de jeannot,

 

Il  nous parlait à propos de l’Atlantide de création dans le passé. Permettez-moi ici de faire une parenthèse, voici un extrait de sa biographie : “Docteur es Sciences en physique - mathématiques, Ingénieur E.S.C.I.L. ,  Jacques Ravatin a travaillé en axiomatique quantique et en mathématiques en liaison avec différentes équipes de recherche dont un groupe du CERN à Genève. Il avait lancé vers les années 1955 l’idée d’existence de systèmes qu’il appelait “non cartésiens.” Je pense que si nous avons suivi ses cours avec beaucoup d’intérêt chaque fois que nous étions à même de le faire (bien entendu j’exclue toutes les démonstrations mathématiques qui remplissaient le tableau de gribouillis, certes très beaux du point de vue calligraphique mais totalement incompréhensibles à nos faibles esprits). Heureusement l’illustre professeur savait à qui il avait affaire, et avait le don de ces grands esprits qui savent se faire comprendre des béotiens dans notre genre avec des mots de tous les jours. C’est lui qui parlait des RBB (Rationalistes bêtes et bornés), expression que tu as sans doute vue citée sur ce blog. Il fit partie des créateurs du prix Lebon (Nobel en verlan). Il fit de nombreuses études sur “les fractals”.

 

acques ravatin,le plancher de jeannot,

Peinture BMC 110 x 75 cm.

 

Et je voudrais ici en revenir à ton histoire de ruines, en relation avec la création dans le passé. Comme tu le dis très bien : “histoire à laquelle on en rajoutera une histoire vraie ou fausse”. Avec le temps, l’histoire vraie deviendra fausse et inversement, comme dirait l’autre : “ce qui est en haut est comme ce qui est en bas” et d’ajouter : “mais à l’inverse”. Comprenne qui pourra…

Peut-être n’y a-t-il rien à comprendre, mais comme tu le laisses entendre nous n’avons pas de leçon à recevoir de ceux qui font la pluie et le beau temps.

Tout ce que je viens d’écrire ne veut pas dire grand’chose, tout ça ne sert qu’à agiter quelques neurones, finalement c’est une gymnastique comme une autre.

Après-tout le rêve n’est-il pas plus réel que la réalité. Qui dit LA VERITE ? Jeannot et son parquet n’avait-il pas, d’une certaine façon, un peu raison ?

 

Cela m’a donné l’idée de relire Prevert “La pluie et le beau temps”

 

 

ART ABSTRUS

 

Désagréablement surpris de vivre

à peine satisfait de ne pas être mort

jamais il n'adresse la parole à la vie

Il y a une nuance entre dire et

demander merci. Abstraire une vache

 pour en tirer du lait et tirer de ce lait

 le portrait d'un brin d'herbe

 que la vache a brouté

Pourtant

des tournesols de fer voltigent 

 en Provence dans les jardins de Calder

Pourtant sous la pluie

contre un poteau télégraphique un vélo

 de Braque dit merci à l'éclaircie

pourtant Claude et Paloma Picasso

 ne prennent pas la peine

 de pousser le cadre

 pour sortir tout vivants du tableau

pourtant la bohémienne endormie

rêve encore au douanier Rousseau

pourtant des éclats de soleil blessent encore

 l'oiseau tardif des paysages de Miro 

pourtant à Florence

cette haleine de fleurs peintes

entre les lèvres de la bouche 

d'un visage de Boticelli

a toujours le même parfum 

 que le printemps de Vivaldi

pourtant aujourd'hui

en pleine lumière d'Antibes

dans une galerie d'art à Paris

l'enfant du sang des songes

frémissant et meurtri

devant une toile de Nicolas de Staël

chante sa fraternelle ritournelle

La mort est dans la vie la vie aidant la mort

La vie est dans la mort la mort aidant la vie.

 Jacques Prévert 

 

 

Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, copie de mon article :

“Le plancher de Jeannot”

 

 

acques ravatin,le plancher de jeannot, 

Pour des raisons que l’on peut comprendre et par respect pour la famille, je ne ferai figurer aucun nom propre, ni même le nom du village. Il suffit de savoir que la scène se passe quelque part dans un hameau du Béarn.

 Les personnages : 

Jean dit Jeannot

Le père Alexandre

La mère Joséphine

La sœur aînée Simone

La deuxième sœur Paule

Fin 1930 Alexandre et Joséphine achètent une ferme dans un petit village du Béarn. Circonstance aggravante, ils ne sont pas originaires de la région. À cette époque, toute personne qui n’est pas native du coin est considérée comme “estranger”. Venir d’ailleurs est toujours suspect. De plus la maison en question ressemble plus à une maison de maître qu’à une vulgaire ferme. Quarante hectares de terre, de nombreuses vignes.  Il n’en faut pas plus pour créer un climat de jalousie au sein du hameau. 

Jeannot et ses deux sœurs fréquentent l’école du bourg. Ils sont de très bons élèves. Jeannot sera le seul de sa classe à décrocher son certificat d’études. Avoir son certif, à cette époque et au fin fond de la France profonde, n’était pas si courant que ça. Aussi monsieur le curé décide que Jean ira au séminaire. Quant à l’instit, il souhaite le diriger vers l’école normale (Don Camillo et Pepone, je vous ai reconnus). 

Comme on pouvait s’y attendre, le père n’est pas de cet avis. Jeannot doit rester à la maison et par la suite reprendre l’exploitation à son compte. 

À la maison, tout le monde travaille d’arrache pied, aussi l’argent ne manque pas. Bientôt ils achètent une traction, mais aussi un tracteur, alors même que leurs voisins  labourent avec un attelage de bœufs ou un cheval. 

Jeannot est maintenant amoureux, il voudrait bien se marier. Mais il n’est pas question de faire un mariage d’amour, ici on se marie par intérêts. Bref, le mariage ne se fera pas, ce qui très probablement va laisser de lourdes séquelles dans l’esprit de Jeannot. 

1959, la guerre d’Algérie. Jeannot est mobilisé dans les paras. Un béret rouge sur la tête, une tenue camouflée. À ce moment-là, les paras sont souvent regardés comme des demi-dieux. Qu’a-t-il vécu en AFN (Afrique Française du Nord), on n’en sait pas grand-chose. Toujours est-il que courant 1959 Jeannot bénéficie d’une mystérieuse permission (vu les circonstances, il était très difficile d’obtenir ce genre de dérogation). 

Un jour, les voisins voient Jeannot, Paule et leur mère fouiller les environs, les bois, ils semblent rechercher le père, Alexandre. Ce dernier sera retrouvé pendu dans la grange. 

Bien entendu les habitants du lieu ne vont pas se priver de raconter toutes sortes d’histoires. Des rumeurs circulent. Ces gens sont bizarres, ils parlent peu, ne sont pas franchement intégrés, c’est toujours et encore des “estrangers”. 

On dit ; peut-être n’est-ce pas seulement une rumeur, que quelque temps avant ce drame Paule aurait quitté la région et serait revenu “délestée” d’un bébé qui n’était pas le bienvenu. Cela pourrait-il être la cause du suicide du père ? Bien entendu la rumeur (toujours elle) comme on pouvait s’y attendre va parler d’inceste. 

Jeannot voulait s’engager dans l’armée, suite au suicide de son père, il pense que ce ne sera plus possible, chez les paras, on ne veut pas de fils de pendu. Nouvelle déception. 

Simone, la sœur aînée, est maintenant mariée. Son mari n’a qu’une idée, récupérer la ferme ; lorsqu’ils se rendent compte que ce n’est plus possible, le couple se fâche définitivement avec la famille. 

Ne reste plus à la maison que la mère Joséphine, la sœur Paule et, bien entendu, Jeannot. 

Et c’est maintenant que tout bascule. En 1965 Jeannot entend des voix ; il se rend chez les voisins et tire un coup de fusil dans leur salle à manger, les mystérieuses voix lui ont commandé de tuer les voisins. Ce jour-là, par chance, il n’y aura pas de mort.  

À partir de maintenant Jeannot ne va pratiquement plus parler hormis à sa sœur Paule et à sa mère. 

Une antenne vient d’être installée sur la colline face à la maison. Paule et Jeannot sont persuadés que c’est le Pape qui l’a faite installée pour pouvoir les espionner. Tout est bon : De Gaulle, l’église, même le maquis ? Je ne suis pas un spécialiste de la chose, mais je pense qu’à ce niveau, on peut parler de schizophrénie. 

Maintenant Jeannot, fusil en bandouillere dont il ne se sépare plus, fait régulièrement des rondes sur son tracteur tout autour de la maison. 

Le maire du village est prévenu, un médecin délivre un certificat de placement dans ce que l’on appelle encore un asile de fous. Les autorités s’en mêlent, une plainte est déposée au Procureur de la République. Trente gendarmes sont dépêchés afin de surprendre Jeannot  en flagrant délit de démence, ils reviennent bredouille. Jeannot résiste ! 

Jeannot a tenu bon, la famille vit maintenant en autarcie, à peine si Paule emprunte le tracteur pour aller une fois par semaine au marché faire quelques courses, elle non plus ne parle à personne. 

On imagine aisément les discutions familiales, cette ambiance ne peut qu’être propice au développement de la démence. 

Au hameau, tout le monde a peur, on sait Jeannot capable du pire, mais comment faire ? Les voisins n’en peuvent plus de ce climat, ils   déménagent. 

Jeannot ne s’exprime plus guère que par onomatopées, il éructe plus qu’il ne parle. 

Un jour de 1971, fait exceptionnel, le vétérinaire est appelé pour voir les bêtes. Lorsqu’il entre dans la cuisine, la mère est assise devant la cheminée. Raide, morte, sans doute depuis plusieurs jours. Jeannot et sa sœur tentent en vain de la réchauffer pour la faire revivre (si vous avez un mort à la maison, n’essayez pas, ça ne fonctionne pas). 

La nouvelle se propage dans le village. Jeannot et Paule sont formels, ils veulent garder leur mère à la maison. Comment ont-ils fait pour obtenir l’autorisation, difficile de comprendre. Toujours est-il qu’ils enterrent leur mère sous l’escalier, son tricot entre les mains ; ils déposent quelques fruits, du saucisson et une bouteille de rouge, “pour le voyage” et referment le trou. 

Jeannot décide de rester près de sa mère, il s’installe dans l’ancienne salle à manger qui jouxte la pièce où elle  est enterrée. Il ne se nourrit pratiquement plus. C’est là qu’il va mourir d’inanition à l’âge de 33 ans. 

Paule voudrait que son frère soit enterré dans la maison à côté de sa mère. Mais cette fois-ci, non seulement l’autorisation d’enterrer Jeannot à la maison lui est refusé, mais le corps de sa mère sera transféré au cimetière et enseveli avec celui de Jeannot à même la terre. 

Paule est maintenant seule, à son tour elle va délirer, elle se nourrit uniquement de maïs, refuse toute nourriture fournie par l’assistante sociale. Elle pense que l’on cherche à l’empoisonner. Elle est vêtue de sacs de pommes de terre attachés par des ficelles. Le maire la visite, essaie de la raisonner, ce à quoi elle lui  répond que de toute façon elle va partir chez Farah Diba, loin de cette antenne qui leur a fait tant de mal. Par souci humanitaire on ne lui coupe pas l’électricité. Bien entendu elle ne s’occupe plus ni de la culture, ni des animaux qu’elle laisse mourir. C’est seulement en 1993, vingt ans après le décès de son frère, qu’on la retrouvera morte dans la porcherie. 

Et c’est maintenant que commence la véritable histoire : 

Vu l’état de saleté de la maison, les héritiers décident de faire venir un couple de brocanteurs afin de la vider de cet amoncellement d’immondices. Inutile de vous décrire l’état des lieux, poussière, moisissures, odeur de pourri, cadavres d’animaux, j’arrête ici cette description sordide.

Dans la pièce qui servait de chambre à Jeannot, une épaisse couche de poussière recouvre le parquet. Machinalement la femme du brocanteur repousse les déchets qui jonchent le sol et découvre des lettres sculptées à même les lames de chêne. Il s’agit de mots sculptés au couteau   et agrémentés de clous. Oserais-je dire : des mots crucifiés. Le texte intégral occupe environ 15 mètres carrés et se situe autour du lit de Jeannot. Il se trouve que le père de la personne qui a découvert ce parquet est psychiatre. Mis au courant, il propose aux héritiers de déclouer le parquet et de le remplacer par un neuf. Marché conclu, le psychiatre repart avec ses lames de parquet.

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  Le parquet en question sera par la suite exposé en de nombreux lieux consacrés à l’art brut.

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 Personnellement j’ai du mal à considérer ce parquet comme une œuvre d’art à part entière du point de vue sculpture et certainement pas comme une œuvre littéraire. Mais avouez que l’histoire est intéressante. 

Voici le texte intégral du fameux parquet:

  « La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l'image de l'oeil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l'Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l'Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu'ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l'oeil nous faire accuser de ce qu'il nous font à notre insu c'est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine oeil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n'avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c'est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n'avons pas commis la preuve les papes s'appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l'Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l'oeil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé crimes de notre procès. »

 Pour ce qui est de l’interprétation de ce texte, ce n’est pas si simple qu’il y paraît. Aussi je préfère laisser à chacun le soin du décodage… Notez tout de même que Jean (dit Jeannot) se prend pour Jean XXIV et fait succéder sa sœur Paule à Paul VI.

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Le Plancher de Jeannot est depuis cinq ans la propriété de l'entreprise de médicaments Bristol-Myers Squibb. Il est exposé désormais, dans la rue face à l'hôpital Sainte-Anne.

 

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Peinture BMC – De la série “La guerre”

Technique mixte – 110 x 75 cm.

 

Moi, Président de la République, Je répondrai à la lettre de Boris Vian : 

 

 

Cher Monsieur,

 Je viens seulement de recevoir votre lettre, elle avait été malencontreusement oubliée par mes prédécesseurs tout au fond du tiroir gauche du bureau du Général De Gaulle. 

 

Moi, Président de la République, vous n’avez aucune crainte à avoir. Il vous fallait partir avant mercredi soir, ce temps est passé depuis déjà longtemps. 

 

Moi président de la République j’interdirai la guerre. Vos papiers militaires, faites-en l’usage que vous jugerez opportun, (ne comptez pas sur moi pour vous dire lequel, ma fonction m’interdit certains écarts de langage). Ils n’ont plus cours de nos jours. 

 

Moi, Président de la République, je crois aux forces de l’Esprit, aussi permettez-moi de m’adresser à tous vos chers disparus, votre père, vos frères votre mère, votre femme, vos enfants : Si les Français veulent bien m’en donner mandat, je leur rendrai la vie. 

 

Moi, Président de la République, vous n’aurez plus à mendier sur les routes de France de Bretagne en Provence. Moi, Président de la République j’établirai une pension pour tous les anciens déserteurs. 

 

Moi, Président de la République, vous n’aurez plus rien à craindre de mes gendarmes, je remplacerai leurs armes par des pistolets à bouchons. 

 

Enfin, si vous voulez bien accepter cette fonction : Moi, Président de la République je vous nommerai ministre des anciens déserteurs.

 

Dans l’attente d’une réponse favorable, je vous prie d’accepter, cher Monsieur, l’expression de toute ma considération.

 

 

Moi, Président de la République, je me casserai vite fait et laisserai ma place à François Hollande qui le fera tellement mieux que moi.

 

 

LE DESERTEUR

 

Monsieur le Président

Je vous fais une lettre

Que vous lirez peut-être

Si vous avez le temps

Je viens de recevoir

Mes papiers militaires

Pour partir à la guerre

Avant mercredi soir

Monsieur le Président

Je ne veux pas la faire

Je ne suis pas sur terre

Pour tuer des pauvres gens

C’est pas pour vous fâcher

Il faut que je vous dise

Ma décision est prise

Je m’en vais déserter

 

Depuis que je suis né

J’ai vu mourir mon père

J’ai vu partir mes frères

Et pleurer mes enfants

Ma mère a tant souffert

Elle est dedans sa tombe

Et se moque des bombes

Et se moque des vers

Quand j’étais prisonnier

On m’a volé ma femme

On m’a volé mon âme

Et tout mon cher passé

Demain de bon matin

Je fermerai ma porte

Au nez des années mortes

J’irai sur les chemins

 

Je mendierai ma vie

Sur les routes de France

De Bretagne en Provence

Et je dirai aux gens:

Refusez d’obéir

Refusez de la faire

N’allez pas à la guerre

Refusez de partir

S’il faut donner son sang

Allez donner le vôtre

Vous êtes bon apôtre

Monsieur le Président

Si vous me poursuivez

Prévenez vos gendarmes

Que je n’aurai pas d’armes

Et qu’ils pourront tirer

 

Boris Vian. 

 

✍✍✍✍

 

 

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            degas,edgar degas,bmc, art maniac, le blog de bmc,  1875; Gouache et pastel sur toile

 George G. Frelinghuysen Collection, New York

 

Pourquoi Degas est-il classé parmi les impressionnistes ? Sans doute le doit-il à ses amitiés avec les peintres rattachés à cette école, plus que par son propre style. Je pense à ses amis Cézanne, Sisley, Berthe Morisot, Mary Cassatt et bien d’autres encore. Participer au mouvement impressionniste  était à l’époque manifester son attachement au modernisme, le côté anar de Degas   ne pouvait que s’en satisfaire.

 

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 Les repasseuses -
huile sur toile, 76 x 81 cm Musée d'Orsay, Paris

 

Le vieux célibataire qu’est Degas est un personnage complexe misogyne, réactionnaire, n’ayant rien oublié de ses origines bourgeoises qu’il partage avec Manet.

 

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La classe de danse. 1873/1875

huile sur toile, 85 x 75 Musée d'Orsay, Paris 

 

Misanthrope au moins autant que son ami Cézanne, on ne peut pas dire qu’il soit un personnage très sympathique.

 

Degas s’était rendu célèbre par ses réparties parfois cinglantes :

 

“La peinture, c’est très facile quand vous ne savez pas comment faire. Quand vous le savez, c’est très difficile”

 

“Quand quelqu'un paye un tableau 3.000 francs, c'est qu'il lui plaît. Quand il le paye 300.000 francs, c'est qu'il plaît aux autres”.

 

“ Il faut avoir une haute idée, non pas de ce qu'on fait mais de ce qu'on pourra faire un jour; sans quoi ce n'est pas la peine de travailler”.

 

“On met des fils de fer autour des pelouses pour arrêter les gens qui vont y déposer des statues ”.

 

“Le dessin n'est pas la forme, il est la manière de voir la forme”.

 

 

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Le tub en 1886 pastel sur carton 60 x 83 cm

 Musée d'Orsay, Paris,

 

Vous avez peut-être entendu parler du café Guerbois. C’était un lieu de rencontre près de la place Clichy, où toutes sortes d’artistes, peintres, écrivains, mais aussi critiques d’art et collectionneurs se retrouvaient, le plus souvent sous la houlette de Manet qui avait son atelier à deux pas de là.

 

 

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Dans un café entre 1875 et 1876

 Huile sur toile 92 x 68,5 cm  Musée d'Orsay, Paris

 

Parmi les plus assidus on retrouve : bien entendu, Manet, mais aussi Cézanne, Bazille, Renoir, Monet, Fantin-Latour, Sisley, Emile Zola, la liste serait bien trop longue…

 

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Madame Jeantaud au miroir vers 1875

 huile sur toile 76 x 85,5 cm76 x.85,5 cm

Musée d'Orsay, Paris

 

Difficile aujourd’hui d’imaginer tous ces grands noms de l’art en train de refaire le monde dans un petit café des Batignolles. Les soirées s’éternisaient en discussions sans fin. On imagine assez bien ce que cela pouvait donner entre des tempéraments aussi entiers que Cézanne, Degas, Manet et Zola qui à cette époque n’était pas encore fâché avec Cézanne. Les discussions étaient souvent très animées. Manet devait y provoquer Duranty en duel.

 

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L'Orchestre de l'Opéra
 vers 1870

Huile sur toile 56,5 cm x 46,2 cm


Musée d'Orsay, Paris

  

C’est au café Guerbois que fut mise au point la première exposition des impressionnistes qui devait avoir lieu en 1874 chez le photographe Nadar.

 

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Portrait de famille entre 1858 et 1869

Huile sur toile 200 x 249,5 cm.

Musée d'Orsay, Paris

 

Edgar de Gas était issu de la noblesse, d’un père banquier (comme le père de Cézanne). Durant toute sa vie, sans doute grâce à la “Banque à Papa” il restera à l’abri du besoin. Sa mère était créole originaire de la Nouvelle-Orléans. Pour Auguste de Gas, le papa, il n’est pas question que son fils devienne peintre, même si Edgar manifeste une certaine attirance pour l’art du barbouillage et qu’il ait autorisé son fils à aménager un atelier dans sa propre maison. On ne naît pas impunément fils de banquier. De Gas fils sera banquier comme son père, aussi c’est contraint et forcé qu’Edgar fera des études de droit.

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"Après le bain"

Femme nue s'essuyant la nuque, 1898,

Pastel sur carton, 62,2 x 65 cm,

Paris, Musée d'Orsay.

 

Ce n’est qu’en 1855 qu’il pourra s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Les débuts picturaux de Degas seront tournés vers le classicisme. Afin de mieux connaître les grands maîtres, il effectuera plusieurs voyages en Italie ; il y rencontrera Gustave Moreau qui aura une grande influence sur son travail. Degas est à cette époque un grand admirateur d’Ingres, compte tenu de la peinture qu’il allait faire plus tard, on se demande bien pourquoi ? 

 

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1873-1878 - Huile sur toile, 41 x 61,7 cm

 Fogg Art Museum, Harvard University, Cambridge

 

Ses œuvres de jeunesse seront d’une facture néo-classique, voir les nombreux portraits de l’époque, principalement des membres de sa famille.

Degas contrairement à la plupart de ses amis impressionnistes va exposer avec succès au Salon de 1865 à 1870.

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Thérèse de Gas vers 1863

Huile sur toile.89,5 x 66, cm Musée d'Orsay, Paris

  

En 1870 c’est la guerre avec la Prusse (vous l’aviez oubliée, celle-là),  c’est aussi l’année où va se révéler sa maladie des yeux, qui à partir de maintenant va empirer de jour en jour pour arriver à la fin de sa vie à la cécité totale.  Son amie Mary Cassatt atteinte de cataracte deviendra elle aussi aveugle en 1921. On imagine facilement ce que ce handicap peut représenter pour un peintre.

 

Devenu complètement aveugle Degas va se consacrer à la sculpture, mais ses œuvres en 3 dimensions n’atteindront jamais la même perfection que ses peintures et pastels.

 

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 Petite danseuse

Bronze et tulle Musée d'Orsay Paris

  

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 Bronze d'art, cire perdue, patine brune.

 

Comme on le sait dans l’œuvre de Degas, certains sujets sont récurrents, bien entendu, les danseuses, mais aussi les nus (femmes à la toilette), les courses de chevaux, et également sa série des repasseuses.

 

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Le défilé  entre 1866 et 1868

 Huile sur papier marouflé sur toile.46 x 61 cm

Musée d'Orsay, Paris

 Degas était un chercheur, ami de Nadar, il s’est beaucoup intéressé à la photographie, qu’il a même pratiqué en amateur. On remarquera dans la plupart de ses œuvres une recherche du cadrage très proche de certains photographes contemporains.

  

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Auguste Renoir et Stéphane Mallarmé en 1895

Edgar Degas, photographie, 50 x 40 cm,

Musée départemental Stéphane Mallarmé

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Photo d'Edgar Degas    

 

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Edgar Degas par lui-même

 

Probablement son côté classique a éloigné pas mal d’amateurs, et sans doute n’a-t-il pas la renommée qu’il mérite auprès des jeunes peintres d’aujourd’hui.

 

 

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Joachim-Raphaël Boronali

Coucher de soleil sur l’Adriatique – Huile sur toile 54 x 80 cm. Espace culturel Paul Bédu , Milly-la-Forèt

Donation Paul Bédu 1990.

 

Le tableau Coucher de soleil sur l’Adriatique est exposé au Salon des Indépendants en 1910. Personne jusqu’à ce jour n’a entendu parler de Joachim-Raphaël Boronali c’est, aux dires de certains, un peintre très célèbre bien que n’ayant peint qu’un seul tableau durant toute sa vie. On dit qu’il serait né à  Gênes, c’est à peu près tout ce que l’on sait de lui.

 

La toile est plus ou moins contestée, d’autant qu’elle est accompagnée d’un manifeste : “Le manifeste de l’excessivisme”, manifeste à tendance anarchisante, qui appelle entre autres à “ravager  les routines infâmes” , je passe sur les détails. Le tableau, va se vendre pour l’équivalent de 1500 €.

 

Bref l’affaire fait grand bruit dans le monde de l’art jusqu’au jour où un certain Roland Lecavelé dont le nom d’écrivain n’est autre que : Roland Dorgelès révèle dans le journal “Le Matin” qu’il s’agit d’un canular, que le tableau en question a été peint par un âne . L’âne “Lolo” qui appartient à Frédéric Gérard plus connu sous le nom de Frédé. Frédé est le patron du célèbre cabaret “Le Lapin Agile”, c’est là que se retrouvent de nombreux artistes, peintres, écrivains, bohèmes de toutes sortes.

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Roland Dorgelès 

 

C’est au Lapin Agile que Roland Dorgelès et deux de ses amis décident en présence d’huissier, afin qu’il n’y ait aucune contestation possible, de procéder à l’exécution d’un chef-d’œuvre impressionniste (on ne parlait pas encore d’art abstrait). Après avoir passé, un fond à peu près uni. Dorgelès décide d’attacher un gros pinceau enduit de peinture à la queue du malheureux animal, la toile est présentée à bonne hauteur sur une chaise. C’est maintenant que Lolo va donner libre cours à son imagination, afin de le stimuler le père Frédé brandit des carottes et va même jusqu’à lui proposer du tabac. Après avoir changé de couleur on poursuit l’opération jusqu’à ce que l’œuvre soit enfin terminée. La signature sera rajoutée.

 

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Comme je vous l’ai dit plus haut la toile fut revendue pour 20 louis d’or (1500 €), cette somme fut reversée par Dorgelès à l’Orphelinat des Arts.

 

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Frédé

 

A propos du Lapin Agile

 

Au début du siècle de nombreux écrivains et artistes se donnaient rendez-vous à Montmartre “Au Lapin Agile”, célèbre cabaret immortalisé par Utrillo .

 

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Le maître des lieux était un original, Frédéric Gérard plus connu sous le nom de Frédé (J’espère pour vous que vous connaissez tous la chanson que chantait si bien Caura Vaucaire* : Frédé.

 Pour ceux qui ne la connaîtrait pas, et pour vous donner l’ambiance du Lapin, en voici les paroles :

 

Une rue qui monte et zigzague

Un petit café tout là-haut,

Juste à côté du terrain vague

Où fut assassiné Nono...

Ça faisait louche à la nuit noire

Ce bistrot au fond du jardin !

On s'en fichait, on venait boire,

Et le patron chantait si bien...

 

Frédé, joue-moi sur ta guitare

La belle chanson que tu sais

Mais oui, Frédé, la belle histoire

Où l'on n'oublie pas le passé...

Frédé, joue-moi sur ta guitare

L'histoire où l'on s'aime toujours

Ce soir, je me sens le cœur lourd :

J'ai besoin de chanson d'amour !

 

On venait là, toujours les mêmes,

Une bande assez mélangée

Y avait des rapins, des bohèmes,

Des filles et des gars du quartier

On chantait la nuit tout entière

Et l'on buvait pas mal aussi ;

La vie nous semblait moins amère ;

Et Frédé nous faisait crédit...

 

Frédé, joue-moi sur ta guitare

La belle chanson que tu sais

Mais oui, Frédé, la belle histoire

Où l'on n'oublie pas le passé...

Frédé, joue-moi sur ta guitare

L'histoire où l'on s'aime toujours

Ce soir, je me sens le cœur lourd :

J'ai besoin de chanson d'amour !

 

C'est loin, mais je revois, si blanche,

Ta barbe à travers la fumée

Et ton visage qui se penche,

On dirait que tu vas chanter...

Une douce émotion m'oppresse,

Mais je suis en train de rêver...

Tous mes souvenirs de jeunesse

Sont mêlés à ton nom, Frédé...

 

Frédé, où donc est ta guitare ?

Et la chanson que j'aimais tant

Lorsque j'avais des idées noires,

Et ça m'arrivait bien souvent...

Frédé, l'existence est bizarre

Beaucoup de ceux que j'ai aimés

Sont loin déjà, dans le passé...

Où sont donc mes vingt ans, Frédé ?

 

 * Cora Vaucaire est décédé le 17 septembre 2011

 

Ce serait bien long de citer tous ceux qui sont passés au Lapin Agile. Max Jacob, Paul Fort, André Salmon, Apollinaire, Francis Carco, Picasso, Marcel Aimé, tout le monde connaît les peintures d’Utrillo représentant le Lapin Agile. Plus tard passeront au Lapin Alexandre Lagoya, Léo Ferré, Claude Nougaro, Annie Girardot.

 

De nos jours, le Lapin Agile continue sur sa lancée, il est plus que jamais actif, voici le lien officiel du lieu, allez-y vous ne regretterez pas votre visite.

 

 

 

 

 LE LAPIN AGILE CITE OFFICIEL

 

 

 

                                         

 

P.S.  BORONALI est l'anagrame d'ALIBORON

 

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La première fois que je l’ai entendue c’était sur Europe N°1, comme on disait à l’époque, avec l’inoubliable chanson, en duo avec Jacques Higelin  “Cet enfant que je t’avais fait”. Ce devait être en 1963.

Après il y a eu de nombreux albums, Brigitte Fontaine se renouvelle à chaque fois, elle va chanter avec Areski, faire du théâtre avec Rufus et Jacques Higelin, chanter comme personne jusque là ne l’avait fait..

Mais avant tout Brigitte Fontaine écrit, des textes à vous couper le souffle. La première fois que je les ais lus cela m’a fait un peu la même impression que lorsque bien des années auparavant, tout ça ne nous rajeunit pas, j’avais découvert Prévert dans Paroles, et aussi  Boris Vian (“Je voudrais pas crever”, “L’écume des jours”) C’était pour moi difficile d’imaginer que l’on puisse écrire comme ça. Je  n’ai jamais su le faire, j’étais furieusement jaloux, alors j’ai fais un “Hommaginaire” à Brigitte fontaine, le voici :

 

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Peinture BMC    

 

Tout ce blabla c’était un prétexte pour vous faire lire un des plus beaux textes que je connaisse de Brigitte Fontaine:

 

 “Le bonheur”

 

 

Dans les forêts, 
dans les villes en braises rouges 
au-dessus de la mer, 
sur les collines parfumées, 
vivait une belle bête chaude et fauve 
qu'on appelait le bonheur. 
Partout elle bondissait, 
elle riait dans la nuit, 
partout elle dansait avec le feu 
et chantait avec les loups. 

Cela se passait 
dans aucun temps particulier 
car le temps voyez-vous 
est une chose mystérieuse... 

Cette bête mangeait 
tout ce que les gens lui donnaient, 
elle se laissait traire par eux, 
elle les pénétrait de son rameau doré 
s'ils le désiraient 
et elle faisait de la musique 
avec leurs veines et leurs cheveux. 

Pourtant il y en eut quelques-uns 
qui la détestèrent 
parce qu'elle les empêchait de régner 
et que, étant libre et gratuite, 
elle cassait le marché. 
Alors un jour ils vinrent avec des armes, 
ils la capturèrent 
et l'enfermèrent 
très loin dans une cage. 

Cela se passait 
dans aucun pays particulier 
car les pays voyez-vous 
sont des choses mystérieuses... 

Pour que les gens ne se révoltent pas, 
ils fabriquèrent 
d'innombrables copies de la bête. 
Pour qu'ils en soient dégoûtés, 
qu'ils n'y comprennent plus rien 
et qu'ils l'oublient, 
ils la firent bien mauvaise. 

La fausse bête 
se mit à roucouler, 
à jouer au bridge, 
à vendre 
le soir dans les rues ses tristes appas, 
à chanter des opérettes 
et à porter des rubans roses 
comme on en met dans les cheveux 
des petites filles 
pour les empêcher d'être 
ce qu'elles sont elles-mêmes : 
des grandes bêtes chaudes et fauves. 

Les gens devinrent amers et tristes, 
ils ricanèrent, s'empiffrèrent de gâteaux, 
se tapèrent dessus avec rage 
et beaucoup se moquèrent 
du caniche appelé bonheur, 
de la perruche appelée bonheur. 

Puis ils oublièrent le Bonheur 
comme c'était prévu dans le plan, 
excepté quelques-uns 
que l'on mit à l'hôpital. 

Pourtant 
dans les yeux de tous les bébés 
on peut voir se refléter l'image 
de la terrible bête et 
il parait que sa chaleur en vérité 
est telle que les barreaux de sa cage 
sont en train de fondre là-bas 
très loin où les soldats l'ont laissée. 

J'ai rencontré 
une vieille, vieille dame 
qui n'espérait plus la voir 
arriver de son vivant 
- mais, me dit-elle, je sais qu'elle existe 
et après tout c'est l'essentiel -. 

Comme elle allait bientôt mourir, 
elle ne pouvait pas mentir.

 

LIENS

 

Brigitte Fontaine - Le site officiel

 

 “Le bonheur”

 

♥♥♥♥♥♥♥

 

 

 

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Antoni Tàpies

Crédits photo : Abaca/Camus Thibault/ABACA

 

(Voici l'article que je lui avait consacré sur ce blog)

 

"Même dans une casserole, on peut trouver Dieu".

                                               Thérèse d'Avila

 

 

Son père était avocat, sa mère issue d'une famille d'éditeurs, d'où lui vient probablement son goût pour les beaux livres. Il est né le 13 décembre 1923 à Barcelone, ville dans laquelle il va faire des études de droit et de commerce. 

1942,(+ 5 après Guernica).  Ce n'est plus la guerre en Espagne, mais elle n'est pas bien loin. De quoi marquer l'esprit d'un jeune homme de 19 ans. C'est à ce moment-là qu'Antoni Tàpies qui a toujours eu une santé chancelante tombe malade, affection pulmonaire, et accident cardiaque. Il passera deux années en sana. C'est principalement là qu'il va découvrir la peinture et la musique. Il commence à s'intéresser également à la philosophie et à la calligraphie orientale. 

En 1948 il fait la connaissance de Miro, et probablement sous son influence, les premières peintures qu'il réalise seront surréalistes. 

Il n'y a pas grand-chose à dire de ces   toiles, qui à première vue ne laissent paraître aucun talent particulier. Il faut toujours se méfier des premières œuvres en peinture, elles sont parfois trompeuses.(Ne jamais décourager un jeune peintre, merci pour lui). 

Je ne sais pas si vous le savez, en Catalogne le très célèbre mystique Raymond Lulle (1232/1315), l'homme aux multiples visages, celui qui connaissait toutes les sciences est là-bas considéré comme un saint, (promis je vous en parlerai un jour, ça vaut le détour). Tàpies est particulièrement intéressé par les écrits du Docteur Illuminatis, il en possède plusieurs exemplaires datant du XV° et XVI°siècle, avec les enluminures d'époque. 

Toujours en 1948, Tàpies est co-fondateur du mouvement "Dau al set" ce qui signifie en catalan:" La septième face du dé". Ce mouvement issu de l'esprit du Dadaïsme ne durera guère.

 

    En 1950 première expo à Barcelone.

 

    1953, expo aux U.S.A. Voyage à New YorK.

 

    1962, rétrospective à la fondation Guggenheim à New York.

 

    1966, séjour en prison pour avoir soutenu une réunion d'étudiants anti-franquistes.

 

    1970, Tàpies fait plusieurs sculptures (superbes).

 

    1990, inauguration de la fondation Tàpies à Barcelone.

 

    2001, donation de l'artiste à la Bibliothèque Nationale de France.

 

Tàpies travaille principalement sur la matière. Il intègre à ses fonds, toutes sortes d'ingrédients; en voici quelques-uns : terre, sable, cendres, ficelles, colle, vernis. La liste serait bien trop longue pour tous les citer. Parfois c'est l'objet lui-même qui devient support : baignoire, armoire etc.

Sur ce champ de poussière (son champ de bataille), Tàpies va construire son œuvre… Maintenant que le fond est prêt, il va lacérer, griffer, inciser, laisser des empreintes d'outils, de mains, de pieds, taguer. Son œuvre tout entière consiste à détruire pour reconstruire.

Si vous regardez de près le travail de Tàpies, vous allez vite vous rendre compte qu'au-delà d'une apparente pauvreté à la fois des couleurs, neutres, et des matières brutes, son art est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Cette peinture ne peut être issue que d'une profonde méditation. Et si aujourd'hui on parle trop de Zen, souvent à n'importe quel propos, et sans bien savoir ce que cela signifie, pour une fois on peut utiliser ce qualificatif qui est particulièrement bien adapté. 

 Tàpies qui a toujours attaché beaucoup d'importance à la gravure va développer de nouvelles techniques, entre autres pour donner du relief au papier, gaufrage, impression en creux, gravure au carborundum, collage. Si vous avez l'occasion de voir ses estampes autrement qu'en reproduction vous comprendrez très bien  ce que je veux dire. 

 

 Et maintenant je laisse la parole à Antoni Tàpies :

 

"Quand les formes ne sont pas capables d'agresser la société qui les reçoit, de la déranger, de l'inciter à la réflexion, de lui dévoiler son propre retard, quand elles ne sont pas en rupture, il n'y a pas d'art authentique. Devant une véritable œuvre d'art, le spectateur doit ressentir la nécessité d'un examen de conscience, d'une révision de son domaine conceptuel. L'artiste doit lui faire toucher du doigt les limites de son univers, et lui ouvrir des perspectives nouvelles. Il s'agit là d'une entreprise véritablement humaniste. Lorsque le grand public se trouve en parfait accord avec certaines formes artistiques, c'est que ces formes, trop satisfaisantes, ont perdu toute virulence. Sans choc, il ne peut y avoir d'art. Si une forme esthétique n'est pas capable de dérouter le spectateur, et ne bouleverse pas sa façon de penser, ce n'est pas une forme artistique pour aujourd'hui. "

 

     Et aussi :

 

"Nous devons êtres fidèles à nos impulsions profondes. Semble-il parfois que notre recherche n'est qu'extravagance et fantaisie ? Quelle importance ? Il faut faire confiance à l'instinct. Aujourd'hui les hommes se perdent dans une floraison d'artifices et de conventions. C'est grave. Nous devons lutter de toutes nos forces afin de retrouver l'homme dans toute sa pureté."

Textes extraits de :" La pratique de l'art". Auteur : Antoni Tàpies - Edition Folio

Quelques chers internautes, me demandent parfois: Où est-il possible de voir les tableaux dont il est question ?

En ce qui concerne Tàpies, c'est évidemment la fondation Tàpies de Barcelone qui s'impose.

Il a des œuvres dans pratiquement tous les grands musées d'art moderne du monde.

 

 

                     Lien images sur Google                           

 

      Comment Antoni Tapiès a révolutionné la peinture - 20minutes.fr

 

                                                www.20minutes.fr › Culture

 

 

                                                 Antoni Tàpies - Wikipédia

 

 

 

 

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Ç☠ y est L☠ Fr☠nce ☠ perdu son triple ☠. Ç’est l☠ f☠ute ☠ S☠rkozy  p☠r☠it-il ! 

 

Ç☠ v☠ p☠s être simple. On nous ☠v☠it prévenus, 2012 ser☠ une ☠nnée difficile. 

 

L☠ fin du monde le 21 décembre, y ☠ rien de ch☠ngé.

 

Pour les présidentielles, ☠lors l☠ c’est p☠s p☠reil : 

 

D’☠bord il y ☠ tous ceux qui ne peuvent plus se présenter.

 

Voici l☠ liste : 

 

 

Nicol☠s S☠rkozy

Fr☠nçois Holl☠nde

M☠rine Le Pen

Ev☠ Joly

Fr☠nçois B☠yrou

Je☠n-Luc Mél☠nchon

Je☠n-Pierre Chevènement

N☠th☠lie ☠rth☠ud

Nicol☠s Dupont-☠ign☠nt

C☠rl L☠ng

Corinne Lep☠ge 

 

Voici les resc☠pés, vous ☠vez le choix entre :

 

Hervé Morin

Christine Boutin

Dominique de Villepin

Philippe Poutou

Frédéric Nihous

 

Bon cour☠ge !!!!!! 

 

Sans  ☠, le fr☠nç☠is devient difficile ☠ prononcer, ess☠yez ☠vec les noms ci-dessus, je ne s☠is p☠s vous, m☠is moi je n’y ☠rrive p☠s. Ev☠ Joly ,elle,n’☠ p☠s de difficultés p☠r☠it-il. 

 

M☠inten☠nt qu☠nd j’☠ppelle mes ch☠ts, il ne comprennent plus : M☠néki-Néko, ☠lph☠, Omeg☠. 

 

Fr☠nçois Fillon il dit qu’il ne f☠ut p☠s s’☠ffoler, que ç☠ ne v☠ p☠s ch☠nger gr☠nd-chose, je ne suis p☠s d’☠ccord. En tout c☠s le proch☠in président devr☠ f☠ire une sérieuse révision du corps enseign☠nt.

 

Que v☠ devenir la TV☠ ?

 

Cert☠ins pensent que ç☠ v☠ être l☠ fin de l’€. C’est une gr☠ve erreur, il n’y ☠ p☠s de ☠ dans Euro. 

 

Enfin voici l☠ démonstr☠tion par ☠+b, ’il v☠ut mieux en rire ☠h,☠h,☠h...... ☠h merde ç☠ ☠ussi ç☠ ne m☠rche plus !

 

Enfin ç☠ ☠ qu☠nd même du bon le virus de l☠ grippe ☠ est définitivement  ér☠diqué.

 

Tout ç☠ c’est une histoire

 

☠br☠c☠dr☠br☠ntesque.

 

 

 

 ☠☠☠☠☠☠☠☠☠☠☠

 

 

 

 

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Plutôt que de vous dire à nouveau tout ce qui a été dit et redit sur Van Gogh, j’ai préféré laisser la parole à l’artiste.

Les textes colorés en orange sont issus de la correspondance de Vincent avec son frère Théo.

 

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1

 

"Je voudrais faire des portraits qui, un siècle plus tard, aux gens d'alors, apparaissent comme des apparitions. Donc je ne cherche pas à faire cela par la ressemblance photographique, mais par nos expressions passionnées."

 

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“J'ai acheté exprès un miroir assez bon pour pouvoir travailler d'après moi-même à défaut de modèle, car si j'arrive à pouvoir peindre la coloration de ma propre tête, ce qui n'est pas sans présenter quelque difficulté, je pourrai aussi peindre les têtes des autres bonshommes et bonnes femmes”

 

.

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“Nous sentons que la chose est plus grande que nous, et de plus longue durée que notre vie”.    

 

 

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“Nous serons pauvres et nous souffrirons la misère aussi longtemps qu'il le faut, comme une ville assiégée qui n'entend pas capituler, mais nous montrerons que nous sommes quelque chose”.

 

 

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“Il m’arrive souvent d’être mélancolique, susceptible et intraitable ; de soupirer après de la sympathie comme si j’avais faim et soif ; de me montrer indifférent et méchant lorsqu’on me refuse cette sympathie, et même de verser parfois de l’huile sur le feu. Je n’aime pas beaucoup la compagnie des autres, il m’est souvent pénible ou insupportable de les fréquenter ou de bavarder avec des gens. Mais connais-tu l’origine de tout cela, du moins en grande partie ? Tout simplement ma nervosité ; je suis extrêmement sensible, autant au physique qu’au moral, et cela date de mes années noires. Demande donc au médecin – il comprendra tout de suite de quoi il s’agit – s’il pourrait en être autrement, si les nuits passées dans les rues froides, à la belle étoile, si la peur de ne pas avoir à manger un morceau de pain, si la tension incessante résultant du fait que je n’avais pas de situation, si tous mes ennuis avec les amis et la famille ne sont pas pour trois quarts à l’origine de certains traits de mon caractère, de mes sautes d’humeur et de mes périodes de dépression”. 

 

 

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6

 

“Je voudrais peindre des hommes ou des femmes avec ce je ne sais quoi d'éternel qui était autrefois symbolisé par l'auréole et que nous cherchons à rendre par le rayonnement et les vibrations de nos couleurs."

 

 

 

 

“Hier j’ai peint quelques études où l’on voit la cathédrale. Et j’en ai également une petite du parc. Néanmoins, je préfère peindre les yeux des hommes que les cathédrales, car dans les yeux, il y a quelque chose qu’il n’y a pas dans les cathédrales, même si elles sont majestueuses et qu’elles en imposent, l’âme d’un homme, même si c’est un pauvre gueux ou une fille de rue, est plus intéressante à mes yeux”.  

 

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8

 

 “La folie est salutaire pour cela, qu'on devient peut-être moins exclusif ”...

 

 

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“N'oublions pas que les petites émotions sont les grands capitaines de nos vies et qu'à celles-là nous y obéissons sans le savoir”.

 

 

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10 

 

      “Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer” 

 

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      11 

 

“Celui qui vit sincèrement et rencontre des peines véritables et des désillusions,qui ne se laisse point abattre par elles, vaut plus que celui qui a toujours le vent en poupe, et qui ne connaItrait  qu'une prospérité relative”.

 

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12 

 

“Je crois de plus en plus qu'il ne faut pas juger le bon Dieu sur ce monde-ci, car c'est une étude de lui qui est mal venue.

Que veux-tu, dans les études ratées, quand on aime bien l'artiste - on ne trouve pas tant à critiquer - on se tait.

Mais on est en droit de demandre mieux”.

 

 

 

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13 

 

“Je dois te prévenir que tout le monde va trouver que je travaille trop vite.

N'en crois rien.

N'est-ce pas l'émotion; la sincérité du sentimentde la nature, qui nous mène, et si ces émotions sont quelquefois si fortes qu'on travaille sans sentir qu'on travaille, lorsque quelquefois les touchesviennent avec une suite et des rapports entre eux comme des mots dans un discours ou dans une lettre, il faut alors se souvenir que cela n'a pas toujours été ainsi et que dans l'avenir il y aura aussi bien des jours lourds sans inspiration”.

 

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14 

 

“Il faut une certaine dose d’inspiration, de rayon d’en haut, qui n’est pas à nous pour faire les belles choses”.

 


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15 

 

“Apprendre à souffrir sans se plaindre, apprendre à considérer la douleur sans répugnance, c'est justement un peu là qu'on risque le vertige”

 

 

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16   

 

“Je ne crois pas que ma folie serait celle de la persécution, puisque mes sentiments à l’état d’exaltation donnent plutôt dans les préoccupations d’éternité et de vie éternelle”.

 

 

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17 

“Somme toute, je veux arriver au point qu'on dise de mon oeuvre: cet homme sent profondément et cet homme sent délicatement. Malgré ma soi-disant grossièreté, comprends-tu, ou précisément à cause d'elle”.

 

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18 

 

“Je voudrais seulement qu’on trouvât à nous prouver quelque chose de tranquillisant et qui nous consolât de façon que nous cessions de nous sentir coupables ou malheureux, et que tels quels nous pourrions marcher sans nous égarer dans la solitude ou le néant, et sans avoir à chaque pas à craindre ou à calculer nerveusement le mal, que nous pourrions sans le vouloir occasionner aux autres. Ce drôle de Giotto, duquel sa biographie disait qu’il était toujours souffrant et toujours plein d’ardeur et d’idées, voilà, je voudrais pouvoir arriver à cette assurance-là qui rend heureux, gai et vivant en toute occasion”.

 

 

 

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19 

 

“Et le peintre en somme ne dit rien,il se tait, et je préfère encore cela”.

 

 

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20  

 

“L'idée de faire des portraits, je ne la lâche pas, car c'est une bonne chose que de tenter cela, de montrer aux gens qu'il y dans une personne autre chose que ce que le photographe est capable d'en tirer avec sa machine.
Un portrait peint a une vie propre, issue des racines de l'âme du peintre, à quoi la machine ne peut atteindre”. 

 

 

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21

 

“Ce qui me passionne le plus, davantage que le reste dans mon métier, c'est le portrait, le portrait moderne”.    

          

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22 

 

 

“J’ai un besoin terrible de – dirai-je le mot – de religion – alors je vais la nuit dehors pour peindre les étoiles, et je rêve toujours un tableau comme cela avec un groupe de figures vivantes des copains”...

 

 

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23 

 

“Et voilà lorsqu'on dira que cela est trop vite fait, tu pourras y répondre qu'eux ils ont trop vite vu”.

 

 

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24

 

Cet autoportrait de Vincent van Gogh serait en fait un portrait de son frère Théoil existe une longue étude sur le sujet faite par les experts du Musée Van Gogh d'Amsterdam.

 

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25 

 

        “J'aime de plus en plus peindre des portraits”.

 

 

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26 

 

 

“Si on peignait lisse comme Bouguereau, les gens n'auraient pas honte de se laisser peindre, mais je crois que cela m'a fait perdre des modèles, on trouvait que c'était "mal fait", ce n'était que des tableaux pleins de peinture que je faisais”.

 

 

 

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27 

 

“Je ne suis pas indifférent, et dans la souffrance même quelquefois des pensées religieuses me consolent beaucoup”.

 

 

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28 

 

“Il faut une certaine dose d’inspiration, de rayon d’en haut, qui n’est pas à nous pour faire les belles choses”.

 

 

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   Vincent                                                                                                                           Théo

 

 

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Vincent Van Gogh     

(Il y aurait des doutes sur l’authenticité de ce cliché)

 

 vang gogh par bmc 

Vincent par BMC (De la  série “Les Hommaginaires”)

 

 

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Richard Kriegel Photo BMC

 

Cher Richard depuis de nombreuses années, j’ai eu la chance de voir l’évolution de ton travail, et même si tu n’aimes  pas ce mot (travail) que tu préfères remplacer par loisir, il s’agit bien d’une activité pour ne pas dire d’un labeur. Même si celui-ci est malgré tout ludique, il consiste à partir de connaissances connues à améliorer les qualités artistiques des images afin de tendre vers une perfection que certainement tu n’atteindras jamais, puisque comme on le dit si bien : “ La perfection n’est pas de ce monde”. C’est d’ailleurs cette quête qui fait tout l’intérêt de la recherche artistique.

 

La plupart des artistes, s’ils songeaient qu’il est possible d’atteindre un but, n’auraient certainement pas cette détermination à toujours aller plus loin. Dans ce domaine, ceux qui croient avoir trouvé sont morts, la vérité est dans le mouvement, la création aussi. Tous les artistes le savent, et ce n’est certainement pas toi qui me contrediras.

 

Au cours des années passées j’ai vu l’évolution de ta technique, mais aussi et surtout une “dérive” qui va de la photo traditionnelle vers une recherche totalement artistique pour aboutir enfin à une expression complètement abstraite. Faire des photos abstraites, je l’avais rêvé, tu l’as fait ! Merci !

 

Dans tes images transparaît l’influence de la musique et c’est bien normal puisqu’elle fait aussi partie de ta vie. Tes images pourraient être assimilées à ce qu‘en peinture on appelle “musicalisme abstrait”. Pour définir tes photos les mots qui viennent à l’esprit sont rythmes, couleurs, vibrations, harmonie. Pas besoin de musique d’accompagnement. Ce ne sont pas des photos qui racontent une histoire, mais chacun de ceux qui les regardent s’en raconte une, preuve qu’elles ont un grand pouvoir de fascination. Ce qui fait la qualité de tes images, c’est qu’on ne se lasse pas de les regarder.

 

Ici je m’adresse aux lecteurs : ce dont vous ne vous doutez pas c’est que le photographe n’utilise pas les trucages de la photo numérique, toutes ses photos sont réalisées sans artifices, le cadrage, l’éclairage, les réglages sont les seuls critères qu’il s’autorise, et même si cela n’est pas évident pour le spectateur, il y a de la part de l’artiste un grand mérite, une grande sincérité, dont la plupart des photographes actuels s’exemptent.

 

Richard, nous nous apprécions mutuellement depuis déjà bien longtemps, tu me connais suffisamment pour savoir que je ne sais pas mentir ;  ce que j’aimerais te dire c’est que tes photos, qu’elles soient traditionnelles ou abstraites, sont toutes des photos que j’aurais aimé faire. 

 

 

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Les recherches :

         

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Les photos traditionnelles :

 

 

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Richard Kriegel sur ce blog

 

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      Comment naissent les rumeurs ?         

 

         

 

Nous sommes en 1984, Livourne s’apprête  à fêter le centième anniversaire de la naissance d’Amedeo Modigliani.

 

Comme vous avez sans doute lu mon précédent article, vous n’êtes pas sans savoir que Modigliani avait séjourné à Livourne en 1909. Une “légende”, apparemment tenace, racontait que lors de son retour dans cette ville, il aurait exécuté quelques sculptures dans l’espoir  de les exposer au café Bardi.  La légende, toujours elle, nous disait qu’il aurait montré ses œuvres à des “amis artistes”, qui dit-on, se seraient abondamment moqués de lui. Sont-ce les sarcasmes de ses congénères ou le manque d’estime de soi de l’artiste, toujours est-il que lesdites sculptures chargées à bord d’une brouette auraient été précipitées dans le canal. N’ayant aucun don pour la natation, elles se seraient retrouvées par  trois mètres de fond, non loin du fameux café Bardi.

 

Revenons maintenant, si vous le voulez bien en 1984. Pour pouvoir organiser l’expo du centenaire, il semblait très important d’éclaircir l’histoire des statues “sabordées”. Bien que cela représentât un budget important, il fut décidé de draguer le canal pour le plus grand bonheur des habitants qui espéraient tous trouver au moins une des fameuses sculptures.

 

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Il ne faut jamais désespérer, ce que l’on escompte si fortement fini souvent  par arriver. On trouva trois statues, dans le canal à proximité du café Bardi.

 
 
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Giovanna Modigliani       

 

Giovanna Modigliani (parfois appelée Jeanne) qui avait moins de deux ans à la mort de Modigliani était demandée chaque fois qu’il s’agissait d’authentifier une des œuvres de son père, elle était censée se souvenir de ce qu’elle aurait pu voir dans l’atelier du peintre ????

 

 

Bien entendu on convoqua Giovanna, mais bizarrement celle-ci va décéder durant le voyage dans des circonstances jamais très bien éclaircies. Tirez-en les conclusions que vous voulez, comme je n’en sais pas plus que vous, je ne vous  dirai rien d'autre à ce sujet.

 

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Les experts convoqués sur les lieux jurèrent (mais un peu tôt, mais un peu vite aussi) qu’il s’agissait de sculptures du maître. Il n’y avait pas d’hésitation possible, ce sont là des œuvres majeures disaient-ils.

Par la suite Vera Durbè conservatrice du musée d’art moderne de Livourne se battra sans succès toute sa vie pour que l’on reconnaisse l’authenticité des trois sculptures ; jamais elle n’aura de doute les concernants.

 

Quelques jours après la découverte, trois étudiants (Pietro Luridiana, Pierfrancesco Ferrucci et Michele Ghelarducci) affirmaient avoir réalisé une des sculptures, la tête n° 2. Et pour se justifier ils montrèrent une photo où on les voyait réunis autour de la fameuse tête.

 

Il fallait maintenant s’assurer que les étudiants avaient les compétences techniques pour réaliser l’œuvre en question. Un journal télévisé spécial fut organisé afin de permettre aux étudiants de montrer leur savoir-faire, une sculpture, ma foi assez convaincante fut réalisée. 

 

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À la suite de cette émission, l’auteur des deux autres têtes se fit connaître, il s’agissait d’un artiste peintre du nom d’Angelo Froglia. Ledit Angelo était connu de la police pour avoir commis quelques délits mineurs, il prétendit que son travail n’avait rien à voir avec un canular mais qu’il s’agissait d’une “opération esthético-artistique” destinée à vérifier comment un mythe peut être créé. Pour prouver sa “bonne foi” il montra un film où on le voyait en train de sculpter les deux autres statues.

 

La morale de cette histoire est que Dario Durbè, surintendant de la Galleria nazionale d’arte moderna,  fut prié de donner sa démission, sa sœur  Vera Durbè conservatrice du Musée de Livourne fut démise de ses fonctions.

 

Si vous cherchez un peu, vous trouverez toujours quelqu’un pour vous affirmer que les sculptures en question sont authentiques.

 

 

 

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Amedeo Modigliani

 

 

 

 

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                                                           1 Hanka Zboroska
                               
       
Amedeo Modigliani est né à Livourne le 12 juillet 1884 il est le quatrième enfant d'Eugénie Garsin et de Flaminio Modigliani


Au sein   de la   famille, Amedeo  est affublé du sobriquet un peu ridicule de Dedo. Son enfance va se passer dans la misère et la maladie, son père est un homme d’affaires ruiné, presque toujours en voyage, il n’a guère le temps de s’occuper de sa famille.  À la maison, l’ambiance n’est pas terrible, c’est le moins que l’on puisse dire. Vivent sous le même toit les quatre enfants, le père Flaminio, la mère Eugénie, la grand-mère maternelle, le grand père Isaac et les deux sœurs d’Eugénie. Oui, vous avez bien compté dix personnes, comme on peut s’en douter la famille vit dans le plus grand dénuement.

 

 

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                                               2   Amedeo Modigliani

Heureusement pour Amedeo le grand père Isaac est un grand érudit, il initie le jeune enfant à l’art et à la philosophie. Sans doute cet enseignement marquera Amedeo pour le restant de ses jours. Cela ne va pas durer, en 1894  Isaac quitte ce monde.

 

 

 

 

                                                          3   Le violoncelliste
                 
À 11 ans Amedeo a une grave pleurésie, à 14 ans, il est atteint de typhoïde, à 16 ans, la série continue, c’est la maladie des pauvres : la tuberculose.

 

 

 

                                                                 4   Moïse Kisling 

Amedeo est un grand admirateur de son frère Emmanuel, ils ont la même vision idéaliste du monde et de la politique. Emmanuel est arrêté  et condamné à huit mois de prison pour activités anarchiques, il doit quitter la maison et son frère pour la prison.

 

 

 

                                                                5   Diego Rivera



Amedeo dessine de plus en plus, il apprend les rudiments auprès d’un dénommé Guglielmo Micheli.

 

 


                                                                   6   nu rouge

En 1901 Amedeo quitte Livourne avec sa mère pour un voyage de convalescence à travers toute l’Italie. Naples, Capri, Florence, Venise. Ils passeront le plus clair de leur temps à découvrir les  grands maîtres italiens.

 


                                                        7   Chaïm Jacob Lipchitz


Maintenant Amedeo a dix-huit ans, il s’inscrit d’abord à l’Académie des Beaux Arts de Florence et l’année suivante à l’Institut des arts de Venise. Durant cette période, ses fréquentations sont plus que douteuses, il fréquente un monde interlope.

 

 

                                                              8   Marguerite

En 1906 Paris est la capitale des arts, aussi Amedeo décide-t-il de s’y rendre, la vie ne sera pas facile, d’autant que son état de santé ne s’améliore pas. Côté finances n’en parlons pas, ça ne va pas mieux. Sa mère a mis un petit pécule de côté pour le voyage. Elle et son frère lui feront parvenir un peu d’argent chaque fois qu’ils le pourront, c’est-à-dire très rarement.

 

 

 

                                                 9 Madame Reynouard                                                                                                                                                                          

À Paris, Il s’installe rue Caulaincourt non loin du fameux Bateau-Lavoir. Il est encore à la recherche de son style, se demande s’il va se consacrer à la peinture ou à la sculpture.

 

 

 

                                                                         10  Tête

Modigliani fera de nombreuses rencontres avec d’autres artistes : Picasso, Derain, Utrillo, mais aussi un collectionneur, le docteur Paul Alexandre qui lui achètera quelques tableaux.

 

 

 

                                                                        11   nu

En 1909, toujours malade et très fatigué, il retourne pour quelque temps à Livourne ; ce ne sera pas long, Paris lui manque, il va maintenant y revenir et  s’installe dans un studio à Montparnasse. C’est là qu’il va faire par l’intermédiaire du célèbre collectionneur Paul Guillaume la connaissance de Constantin Brancusi (Paul Guillaume lui achètera quelques tableaux). Brancusi l’encourage à faire de la sculpture. Ses œuvres sont très marquées par ce que l’on appelle aujourd’hui les arts premiers, qu’il découvre au Musée de l’Homme.
En 1912 une série de ses sculptures sont présentées au Salon d’Automne sans aucun succès.

 

 

 

                                                                      12   Tête

Sa santé ne lui permet pas de continuer dans cette voie, le travail est fatigant et ses poumons ne supportent pas la poussière. Il décide donc de se consacrer totalement à la peinture. Personnellement je considère que ses peintures sont beaucoup plus intéressantes que ses sculptures, je ne suis certainement pas le seul à le penser…

 

 

 

                                                     13   Raymond Radiguet



Modigliani vit quelque temps avec la poétesse russe Anna Akhmatova, à Montparnasse il fait de nombreuses rencontres avec ceux que déjà on appelle “Les Montparnoss”, il va rencontrer  d’autres compagnons de misère : Soutine, Survage, Juan Gris, Max Jacob, Blaise Cendrars, Raymond Radiguet. Il les immortalisera dans de nombreux portraits.

 

 

 

                                                               14   Nu allongé

1914, c’est la guerre, Modigliani est toujours aussi idéaliste, il voudrait s’engager, mais compte tenu de sa santé, il est réformé. C’est un autre combat qu’il va mener face à la toile blanche.

 

 

 

                                                           15   Max Jacob

Modigliani a beaucoup de succès auprès des femmes, à sa façon c’est un dandy, il a de nombreuses aventures jusqu’au jour où il va rencontrer un modèle du nom de Béatrice Hastings avec qui il va vivre deux années. L’alcool et sans doute la drogue aidant, le gentil et timide Modi devient de plus en plus violent, la séparation d’avec Béatrice est consommée.

 


                                                           16   Béatrice Hastings

1916 : C’est la rencontre avec le marchand d’art Léopold Zborowski et sa femme Hanka Zboroska, de l’un et l’autre il fera plusieurs portraits qu’il leur vendra dix francs pièce.

 

 

 

                                               17      Léopold Zborowski

 

 

                                                     18    Hanka Zborowska

En 1917 va se produire un événement important dans la vie de Modigliani, il rencontre une jeune étudiante issue d’une famille bourgeoise qui s’intéresse à la peinture et a déjà posé pour Foujita, elle se nomme Jeanne Hébuterne. Très vite elle devient sa maîtresse, mais elle ne peut cacher cette liaison à ses parents qui, bien entendu, ne supportent pas qu’une jeune fille de bonne famille, leur fille, s’accoquine avec un débauché malade violent et alcoolique. La réaction est immédiate les parents coupent les vivres.

 

 

 

                                                      19 Jeanne Hébuterne
 
En 1917, Modigliani a trente-trois ans, Zborowski va organiser pour lui sa première exposition personnelle. Cette expo a lieu à la galerie Weill rue Taitbout. Certains tableaux de nus présentés en vitrine laissent apparaître des poils pubiens, la préfecture de police fait immédiatement fermer l’exposition pour cause d’indécence. Inutile de dire que Modigliani ne vendra pas un seul tableau lors de cette exposition aussi subitement interrompue.

 

 

 

                                                                       20   nu

Zborowski continu à aider Modigliani. Comme ses problèmes de santé ne font qu’empirer, il décide d’envoyer Modigliani et Jeanne quelque temps à Nice afin, comme on dit de se refaire une santé…
Fin 1918 Jeanne accouche d’une fille prénommée Giovanna. Durant cette période Amedeo va peindre de plus grands formats, il peindra même quatre paysages qui ne laisseront pas un souvenir indélébile, c’est le moins que l’on puisse dire. Modigliani est et sera toute sa vie un peintre de portraits et de nus.

 

 

 

                                                            21   Jean Cocteau

1919 Modigliani et Jeanne rentrent à Paris, ils s’installent rue de la Grande Chaumière.

 

 

 

                                                         22  Lunia Czechowska

L’année suivante, la santé de Modigliani se détériore de jour en jour, Il meurt le 22 janvier 1920 d’une méningite tuberculeuse à l’âge de trente-six ans.

 

 

 

                                                                23  Jeanne Hébuterne

Jeanne Hébuterne est, comme on pourrait s’en douter, dans le plus grand désarroi, ne sachant que faire elle va frapper chez ses parents, tout juste si on lui entre ouvre la porte, elle s’enferme dans sa chambre. Le 25 janvier Jeanne enceinte de huit mois ouvre la fenêtre et saute du cinquième étage laissant Giovanna orpheline.

 

 

 

                                 24  La femme à l’éventail – Jeanne Hébuterne



Le 27 janvier Amedeo Modigliani est enterré  au cimetière du Père-Lachaise.

 

 

 


                                           25 Amedeo Modigliani par lui-même

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Giovanna  Modigliani (1918-1984 †) sera adoptée par la sœur d’Amedeo, plus tard elle écrira une biographie de son père : “Modigliani : Homme et mythe”.

 

 

 

Dans un prochain article, je vous parlerai du canular de Livourne et des fausses statue de Modigliani, c’est encore une drôle d’histoire…

 

 

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   Petite histoire de l’art : Le canular de Livourne  

 

 

 


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Rembrandt – Philosophe en méditation

Huile sur bois – 415 x 500 cm – 1632

Musée du Louvre

 

Il y a des tableaux qui laissent une trace indélébile dans l’esprit du spectateur. Chaque fois que je me suis rendu au Musée du Louvre je n’en suis jamais reparti sans le revoir une fois encore, jamais reparti tout à fait indemne. C’est pourtant un petit tableau, il se trouve entouré d’autres Rembrandt tous plus beaux les uns que les autres, mais celui-ci a ma préférence, peut-être le sujet y est-il pour quelque chose, la simplicité de la composition, la lumière, l’escalier en est le thème principal, le philosophe, et la servante qui attise le feu, émergent dans un second plan, le maître fait ici apparaître toute sa science du clair obscur.

 

À voir et à revoir sans modération.

 

 

 

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Mon musée imaginaire

 

 

 

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Faux et usage de faux, encore une étrange histoire.

 

Faux tableaux,

 

Faux tableau - Ben Nicholson par John Myatt.

 

En 1980 un peintre anglais du nom de John Myatt est abandonné par sa femme, et comme il est souvent dit qu’un malheur n’arrive jamais seul “la dite” (ou lady) Madame Myatt en profite lors de son départ pour laisser  en caution ses deux enfants à l’artiste. Généralement les femmes partent avec leurs rejetons, mais tous les hommes n’ont pas cette chance (je rigole c’est de moins en moins vrai !) il y a des exceptions - la preuve :

John Myatt qui comme la grande majorité des peintres n’a pas les moyens de vivre de  son “travail”, occupe actuellement un poste de professeur d’art plastique et se demande comment faire pour subsister et élever décemment ses bambins. Il faudra bien trouver une solution.

 

 

C’est au pied du mur que l’on voit le maçon, comme disait ma grand-mère. Aussi après bien des réflexions, il en vint à la conclusion que le moyen le plus simple de gagner un peu d’argent serait de faire des copies de tableaux d’artistes connus. Il va d’abord se faire connaître en temps que “copiste”, il suffit pour ça de passer une petite annonce dans le journal local et d’attendre le client.

 

 

 

Faux tableaux,

 

Faux tableau - Claude Monet par john Myatt

 

Les clients étaient plutôt rares, jusqu’au jour où un certain “professeur” Drewe lui passe commande de plusieurs tableaux, Klee, Miro, Matisse. Personne ne sait qui est ce mystérieux professeur, aujourd’hui encore on se pose des questions sur l’identité véritable de ce curieux personnage, mais hasard ou nécessité, dans ce genre de circonstance on ne va pas chercher la petite bête, la seule chose qui compte est d’avoir de quoi survivre.

 

Un jour, j’ai failli écrire un beau jour, mais ce n’est peut-être pas le terme qui convient, le soi-disant professeur appelle John et, comme dit le poète, lui tient à peu près ce langage : “Figurez-vous, j’ai mis un de vos tableaux chez Christie’s et il s’est vendu pour 38.000 $” (de l’époque, soit  28.150 €).

 

John Myatt est affolé, il prévient son “client” : “Vous ne pouvez pas faire passer mes tableaux pour des originaux, ils sont peints avec de la peinture acrylique, et même si j’ajoute un médium qui leur donne l’aspect d’une peinture à l’huile, aucun expert ne sera dupe”, mais le professeur (il faut bien l’appeler comme ça) est formel : “Ne vous inquiétez pas il n’y aura pas d’expertise”. Et il n’y aura effectivement pas d’expertises avant longtemps, mais n’anticipons pas.

 

Le fameux professeur va maintenant réussir à se faire agréer auprès des plus célèbres institutions comme expert (Tate Gallery, entre autres), il aura accès à de nombreux documents officiels, documents officiels qu’il ramène chez lui, ira même jusqu'à  ajouter des faux certificats, faire des copies des timbres en caoutchouc, insérer des photos de tableaux soi-disant authentiques, de faux catalogues d’exposition, je passe sur les détails.

 

Le professeur, comme c’est souvent le cas pour ce genre d’individu, était très gourmand, il revendit environ 200 tableaux jusqu’au jour (un beau jour celui-là) où la fondation Giacometti s’inquiéta de voir arriver sur le marché de fausses peintures de l’artiste ; comme l’avait prédit John Myatt, les experts (des vrais, ceux-là) ne mirent pas longtemps à découvrir la supercherie.  L’affaire fut placée entre les mains de Scotland Yard, John Myatt accepta de collaborer à l’enquête qui permit d’arrêter le Sieur Drewe.

 

 

Faux tableaux,

 

Faux tableau - Modigliani par john Myatt

 

Sur les 200 faux tableaux, on en retrouvera 60 chez Drewe, d’autres chez des collectionneurs et même dans certains musées.

John Myatt n’a jamais gagné beaucoup d’argent avec ses tableaux qui, il faut bien le dire étaient loin d’être parfaits, il fut piégé par Drewe qui servit d’intermédiaire auprès de marchands sans scrupule.

 

John Myatt fut condamné à un an de prison et Drewe à six ans. À noter que les nombreux marchands qui avaient participé à ce trafic ne furent jamais inquiétés, personne ne leur demanda comment ils avaient pu être aussi peu professionnels au niveau des expertises. Quant aux clients, personne ne se manifesta.

 

Que sont devenu les 140 tableaux manquants ? Sont-ils chez quelques marchands peu scrupuleux qui attendent le bon moment pour les remettre sur le marché, ou au mur de quelques musées ?

 

 

 

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Vrais ou faux, histoire de vrais faux (1)

 

Vrais ou faux, histoire de vrais faux (Suite)

 

 

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BMC “L’estocade” – Technique mixte 110 x 75 cm.

 

 

Á mes chers internautes,

 

Je vous avais promis de vous tenir informés concernant l’exposition “Toreador”.

 

Le prochain lieu sera à Madrid du 22 Septembre au 16 octobre 2011. Salle Bienvenida et Antonete de la Plaza de toros de Las Ventas.

 

Inauguration le 22 Septembre à 19 Heures.

 

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Les prochaines expositions prévues pour le moment devraient être Paris et Seville.

 

Pour en savoir plus:

 

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❏❏❏❏❏

 

 

 

 

 

 

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