ENTREZ LIBRES
25 Août 2006

Lors du récent voyage de George W. Bush à Vienne, en Autriche, les journaux ont été impressionnés par les mesures de sécurité musclées accompagnant cette visite. Parmi elles, c’est la “Toilsec” (sécurité des toilettes) qui a le plus ému les Autrichiens. Ces toilettes portables avaient pour but de récolter et de rapatrier aux Etats-Unis les “déchets” de Bush, empêchant ainsi toute tentative des services d’espionnage étranger de les examiner.
Pourquoi de telles mesures ? Dans le passé, des opérations d’espionnage de ce type ont été conduites contre des dirigeants afin d’établir leur état de santé, mais elles concernaient les dictateurs de pays où ce type d’information était classé “secret d’état”. Le Mossad israëlien avait mené une telle opération contre le président syrien Hafez Al-Assad, quand celui-ci s’était rendu en 1999 à Amman, en Jordanie, pour les obsèques du roi Hussein. Le Mossad avait installé dans la chambre d’hôtel d’Al-Hassad des toilettes spéciales reliées à un flacon de prélèvement médical. On avait ainsi découvert que le président syrien était diabétique et souffrait d’un cancer.
La CIA aurait déjà utilisé un tel dispositif lors de la visite du président soviétique Mikhail Gorbatchev à Washington en 1987, et, plus récemment, lors de celle du dictateur ougandais Yoweri Museveni.
Sources : Nexus N° 46
Wayne Madsen Report, 4 juillet 2006
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