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Mon premier bobart

Par Bob Art

 
QU’EST –CE QU’UN BOBART ?


À ne pas confondre avec bobard (avec un « D ») qui est une sorte de mensonge souvent fait sous forme de plaisanterie. Toutefois on l’utilise également à propos des hommes politiques ou des médias qui nous racontent souvent des bobards, mais là ce n’est plus drôle du tout.
À ne pas confondre non plus avec le « beau bar » sur lequel nous dégusterons pendant longtemps je l’espère l’Art-maniac que nous aimons.
Non, c’est bobart ,vec un « T » à la fin.
Je vous explique :
Prenons par exemple un peintre (ou un sculpteur ou un photographe) qui lors d’un vernissage va se mettre à expliquer avec des phrases parfois incompréhensibles et alambiquées devant un auditoire recueilli ce qu’il a voulu exprimer par l’intermédiaire de son « art » (peinture,   sculpture, photographie …. ). « j’ai voulu exprimer, n’est-ce pas, dans cette œuvre, n’est-ce pas,  la détresse et la grandeur de l’homme, n’est-ce, pas, face à la vie et à la mort, etc…n’est-ce pas !!!…re-ect… et re n’est ce pas !) .
Sachant qu’un art est un mode d’expression,  ( et parfois le seul moyen d’expression qu’ont trouvé certains individus bizarres appelés « artistes » (je reviendrai la dessus lors d’un prochain bobart))  , ou comme le dit plus généralement le petit Robert (aussi avec un T à la fin mais là c’est normal) c’est un : « ensemble de moyens, de procédés réglés qui tendent à une certaine fin ».  On peut se demander alors pourquoi un artiste éprouve le besoin d’expliquer son « œuvre » alors que s’il s’est exprimé correctement par son art, il n’aurait pas eu besoin de le re-faire avec des mots.
Et bien voilà c’est le type même du bobart . Je dirai même c’est LE bobart de base, le VRAI bobart, Celui que tout le monde  peut (?) ou en tout cas doit être capable de reconnaître.
Comment reconnaître un bobart ? C’est assez simple. Si a la fin du discours d’un artiste savant l’expression « plutôt que de le dire peints le ! » nous vient à l’esprit, alors à coup sûr c’est un vrai bobart.
Cela peut sembler un peu sévère comme affirmation car après tout il y a des œuvres comme on dit « difficiles » à comprendre. Mais cette expression beaucoup trop souvent répétée sans réflexion préalable n’est pas tout à fait juste. Deux exemples à ce sujet :
Premier exemple,
À la fin de la première du sacre du printemps de, et par Stravinsky une Dame très snobe s’approche du « Maître » en gesticulant et en criant : « Maître, Maître je n’y comprends rien » et le « Maître » lui répond simplement et avec beaucoup de calme : « Ce n’est pas grave ». (à méditer)
Deuxième exemple,
Un documentaire que j’ai regardé récemment sur la 5 (ou ARTE je ne sais plus), qui concernait justement le sacre du printemps. Il devait être interprété par l’orchestre de Berlin (l’un des meilleurs au monde).
Il s’agissait à la demande du chef d’orchestre d’inclure dans le ballet, des jeunes de 10 à 16 ans qui n’avaient jamais approché de près ou de loin la danse et ce genre de musique. Beaucoup d’entre eux étaient en échec scolaire  et bien que volontaires au départ, ils rechignaient à travailler sérieusement et n’écoutaient pas le chorégraphe. Au bout de la première semaine (sur 5 semaines de répétition prévue) bon nombre d’entre eux avaient envie d’arrêter. Ils trouvaient ça « nul ». Les répétitions étaient catastrophiques. Petit à petit, à force de ténacité, le chorégraphe arrive à entraîner les jeunes. Le documentaire suit les jeunes pendant les 5 semaines jusqu’au concert. Leur progression est très difficile bien que la chorégraphie ait été conçue pour des débutants. Et doucement la lumière apparaît à certains. Ils sont de plus en plus disciplinés  et intègrent de mieux en mieux la musique qui devient « moins nul ». Le spectacle final est superbe et les jeunes font preuve d’un sérieux étonnant et l’on peut dire d’un vrai professionnalisme.
La moralité de ces deux exemples contradictoires c’est que la pratique vaut bien mieux que tous les bobarts qu’on peut écrire.
Si ce documentaire est rediffusé je vous incite vivement à le regarder.
Revenons à notre définition du bobart.
Il existe une variété plus répandue du bobart. Par extension, un critique d’art écrit lui aussi des bobarts  bien sûr et plus généralement encore, toute personne qui s’exprime sur un art ou une œuvre fait un bobart.
C’est ce que je fais actuellement si vous ne l’aviez pas remarqué.
Nous en resterons donc à cette définition simple.
Alors ?
QUESTION  : y a-t-il de bons  et de mauvais bobarts ?
RÉPONSE : Il y a sans doute de bons et de mauvais bobarts mais ils sont aussi délicats à départager que les bons chasseurs et les mauvais chasseurs.
QUESTION  : Si je dis « je n’aime pas cette œuvre » est-ce un bobart.
RÉPONSE : oui c’est un bobart, un peu trop court pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur, mais c’est un bobart tout même. (Essayez de comprendre en vous-même pourquoi vous n’aimez pas et essayez de l’expliquer à d’autres, vous ferez peut-être un « bon » bobart).
QUESTION  : Pourquoi ne pas utiliser tout simplement le terme bobard ?
RÉPONSE : ???????!!!!!!!!!!!!!....................... T’a rien compris ou quoi ?
QUESTION  : Quelqu’un qui écrit ou dit des bobarts est-il systématiquement un imbécile ?
RÉPONSE : Non, la preuve… …….moi….. (quoique ???……)
QUESTION  : Je n’ai pas bien compris l’intérêt d’écrire des bobarts.
RÉPONSE :Justement moi non plus mais comme le dit le Dalaï Lama : « nous avons besoin de nos défauts pour commencer notre progression car c’est tout ce que nous avons comme outils au départ. » (Elle est envoyée celle-là hein !).
QUESTION : Depuis quand écrit-on des bobarts ?
RÉPONSE : Depuis que l’art existe et que l’on sait écrire
QUESTION  :Depuis quand dit on des bobarts ?
RÉPONSE : Depuis que l’art existe et que l’on sait parler.
QUESTION : Pendant combien de temps encore les bobarts existeront-ils ?
RÉPONSE : Les bobarts s’éteindront d’eux-mêmes le jour où tout le monde sera artiste.
QUESTION : Qu’est ce qu’un artiste ?
RÉPONSE :???????????????????????????????????
QUESTION : Dessine moi un mouton
RÉPONSE : Ta gueule !
Je vous sens un peu fatigué ? Voire même peut être consterné pour certains d’entre vous ?
Mais il faut, pour en finir, que je vous dise enfin pourquoi j’ai envie d’écrire des bobarts. Un jour, mon cousin (heureusement qu’il existe) m’a dit cette phrase : « aujourd’hui, non seulement on laisse parler les imbéciles, …. Mais en plus on les écoute. » Ça m’a vachement encouragé.
Allez je vous laisse, c’est assez (c’est tassé………. Cétacé… hum.),… je veux dire c’est assez tassé  pour aujourd’hui.


FIN DE MON PREMIER BOBART. 
 
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