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Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
Par Bob Art

« IL FAUT ALLER PLUS VITE QUE LA BEAUTÉ »


En voilà une phrase bizarre. Qu’est-ce que ça veut dire : Aller plus vite que la beauté ? Comment peut-on associer la vitesse à la beauté ? C’est sûrement un truc d’artiste. Une phrase vide de sens pour faire de l’esbroufe. Un bobart quoi !  UN VRAI une fois de plus ! Et puis d’abord qui a dit ça ? Sans doute un ‘artiste’ en quête de publicité pour mieux vendre ses ‘œuvres’. On l’imagine en train de pavoiser devant les médias en expliquant : « qu’il faut aller…. N’est-ce pas…. plus vite que la beauté…… ».
     
Bon et d’abord, elle vient d’où, et de qui cette affirmation fantaisiste ?
….. C’est Jean Cocteau qui raconte (je n’ai pas retrouvé le bouquin qui le raconte, mais croyez- moi, c’est un vieux con qui vous le dit….. donc c’est vrai….. le vieux con c’est moi pas Cocteau) :
« Un jour nous discutions Picasso et moi sur la notion de BEAUTÉ. Et Picasso m’explique tout d’un coup qu’il fallait aller plus vite que la beauté, parce que la beauté n’est pas statique, elle n’est pas immuable. Elle n’est pas une fois pour toute où l’on croit qu’elle est. Elle n’est pas permanente. Elle bouge  (Et l’on ne parle même pas du fameux phénomène de mode). Il faut donc chercher, chercher encore et chercher toujours pour aller au-delà, en avant de la ‘beauté, plus vite que la beauté, et ainsi amener petit à petit le spectateur vers une autre beauté que celle qu’il a l’habitude de retrouver (ha ! l’habitude !!..) ».
C’est souvent la raison pour laquelle les artistes, en général, sont des bosseurs (comme Picasso). Non pas parce qu’ils aiment le travail, mais parce qu’il y a une chose qui les tenaille ; exprimer au mieux ce qui est en eux, par leur moyen d’expression : l’art qu’ils pratiquent. Et ce qu’ils ont en eux est un grand mystère qu’ils veulent rendre ‘beau’ afin qu’il (le mystère) soit mieux compris.
Si l’on adhère à quelque chose de beau, on comprend mieux… me semble-t-il. on pourrait le dire dans l’autre sens : Si l’on comprend mieux, c’est que l’on adhère à quelque chose de beau. C’est amusant non ?
On reconnaît un artiste d’après moi, non pas à son ‘talent’, ce qui ne veut pas dire grand chose, mais à la ténacité qu’il met pour continuer, coûte que coûte, vaille que vaille, à chercher, et à chercher encore à se rapprocher de ce qu’il a en lui pour le faire mieux comprendre. (Qu’il vende ses œuvres ou non fait partie d’autres mystères qui sont ceux de l’offre, de la demande et de pleins d’autres trucs mystérieux mais pas artistique du tout).

Il y a déjà plusieurs siècles de cela, raconté cette fois par Platon, un autre dialogue concernait la beauté :
-« Le beau c’est une belle fille » dit Hippias (qui est un sophiste (débrouillez vous pour savoir qui est Hippias et qu’est-ce qu’un sophiste.)) ***
Donc disais-je, Hippias dit à Socrate « Le beau c’est une belle fille »
à quoi Socrate lui répond :
« Le beau ce peut être aussi une belle marmite .»

Socrate avait-il déjà compris qu’il fallait aller plus vite que la beauté ?
 

ATTENTION CECI N’EST PAS UNE MARMITE (je n’écris pas ça pour paraphraser Magritte mais parce que je n’ai pas de marmite sous la main)

FIN DE MON DEUXIÈME BOBART

*** Vous aurez la réponse, entre autres, dans LA PHILOSOPHIE POUR LES NULS, ça aide ce genre de bouquin.



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Commenter cet article

B.M.C 24/03/2006

C'est vrai qu'elle est belle, la môme ! Embrasse-la pour nous.Pour la "marmite", t'aurais quand même pu dire que les tomates, elles sont de MON jardin !!! ... quand même ....

La Muse 24/03/2006

Et qu'est-ce que t'avais fait de ta Harley ???

Sieglind la dragonne 24/03/2006

Anticiper l'évolution de la beauté? Je n'y avais jamais pensé... encore faut il savoir dans quel sens elle va se diriger pour cette mutation (le fameux thème de la goutte d'eau... de quel côté va-t-elle glisser et comment?) Pas évident là non plus, de se projeter dans l'avenir ...  il faut avoir une sacré ouverture d'esprit ! Et comme le dit ce cher Socrate. "tout est relatif dans la perception de la beauté" hé, hé!Donc encore des questionnements plutôt que des résolutions de problèmes... enfin pour moi (j'arrête pas de me questionner et de questionner les autres sur tout, j'suis "saoulante" il paraîtrait!)Bonne journée.

Bob Art 25/03/2006

Pour répondre à Sieglind la dragonne:
Je pense qu'il vaut mieux vivre avec plein de bonnes questions, plutôt qu'avec plein de mauvaises réponses.

La Clocharde 29/03/2006

Tiens , je te prête ma marmite ( une vraie!!!):
 

 

Raphaël Zacharie de Izarra 09/12/2006

LES FEUX COUCHANTS
C'est vers les quarante ans que la femme rayonne. Avant de décliner irrémédiablement.
Entendons-nous bien, je parle de la femme, la vraie : la femme de classe, l'espèce à peau laiteuse ayant adopté les belles manières, la créature naturellement distinguée. Non la charcutière, non la dépeceuse de poissons des marchés de sous-préfectures ou bien la laitière du coin. En effet, je prétends qu'une employée du rayon charcuterie d'un supermarché de province est nécessairement repoussante car même lorsqu'une femme à la naissance hérite de Vénus tous les dons qu'on puisse lui souhaiter, si par malheur elle est élevée dans un environnement plébéien, fatalement elle se gâtera avec le temps au contact des moeurs corrompues de son milieu.
Les habitudes vulgaires peu à peu lui feront perdre ses attraits naturels : au fil des ans son éclat inné se voilera, avant de s'éteindre. A peine sortie de la puberté, ses sourires béotiens trahiront ses penchants pour la bassesse. A l'âge d'aimer il sera déjà top tard : cette femme n'éprouvera de transports que pour des chefs charcutiers, des rustres à moustaches épaisses, des banquiers, des employés d'épiceries ou des bandits, bref des gens sans goût. Elle mâchera du chewing-gum en pleine rue, fréquentera les bars crapuleux, dédaignant les boulevards lustrés, se vêtira chez les vils fripiers, soupera en douteuses compagnies. Ses manières seront infâmes, ses goûts suspects, son allure sans grâce. La grossièreté se lira sur sa face, son regard sera chargé des noirceurs et misères des gens de sa condition, effaçant de son front l'originelle beauté.
Non, il n'est point question dans mon propos de cette race de femelle déchue, haïssable aux yeux de l'esthète que je suis. Je parle bien évidemment de ces femmes de bonne éducation, de ces filles de l'aristocratie, enfin de ces enfants de l'honnête société que l'on nomme ordinairement "femmes du monde". Est-il besoin de le préciser ? Ceci pour fermer la parenthèse.
C'est vers les quarante ans disais-je donc, que la femme est resplendissante.
A cet âge le fard n'est plus outrancier et les visages pâmées qu'on caresse ont cette mâle assurance qui charme et effraie tout à la fois. Les mains qu'on baise ne font plus les timides et prennent les devant, les parures sont lourdes et riches car la femme de quarante ans est fortunée, ce qui ajoute à sa naturelle élégance... Enfin à cet âge la dentelle sied mieux sur les poitrines pleines qu'à vingt ans sur les têtes vides.
A cet âge la femme tient ses promesses les plus folle : l'esthète n'est plus son ennemi. La quarantenaire s'épanouit aussi en hauteur.
A cet âge les langues se délient non plus pour discourir sans fin sur les choses légères de l'amour mais pour chanter les vieux vins âpres. La femme de quarante ans aime prononcer des mots graves entre ses lèvres écarlates : se sachant désirée, elle rit de ses ivresses, abuse de ses charmes mûrissants. Et parce qu'elle ne prend pas au sérieux ses fièvres lubriques, elle s'y abandonne d'autant plus joyeusement.
Pour toutes ces raisons la femme entre les deux âges est belle, certes.
Ce sont chez elle quelques années glorieuses, l'ultime flamboiement de sa beauté avant la lente, inéluctable décrépitude.
Raphaël Zacharie de Izarraraphael.de-izarra@wanadoo.fr

louly 23/04/2007

TRADUCTION

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